dimanche 12 janvier 2020

" Un fils, Bik Eneich" de Mehdi Barsaoui, Hymne à la vie !

Un fils, de Mehdi Barsaoui, hymne à la vie !

Hier soir, j’ai enfin pu regarder le film tunisien « Un fils », premier long métrage de Mehdi Barsaoui. Un film qui a raflé plusieurs prix lors de sa participation dans différents festivals de cinéma internationaux dont LA MOSTRA DE VENISE et le Festival international du film du Caire




C’est l’histoire d’une famille tunisienne moderne issue d’un milieu privilégié, Fares (Sami Bouajila), Meriem (Najla Ben Abdallah) et leurs fils unique Aziz (Youssef Khemiri) , dont la vie vire au drame lors d’une virée dans le sud tunisien . 

Le film aborde plusieurs sujets d’actualités et de société mais je parlerai juste du don d’organes puisque c’est un sujet qui me tient à cœur et me touche personnellement. Ce film est une invitation à la réflexion par rapport au don d’organes. C’est un rappel que : Cela n’arrive pas qu’aux autres, que nous pouvons toutes et tous avoir besoin d’un organe vital qu’on ne pourrait pas l’obtenir faute de donneurs et à cause de lois rigides et dépassées qui limitent le cercle des donneurs vivants aux parents proches et qui ne permettent un prélèvement automatique dans le cas d’une mort cérébrale. 

Le film est si puissant au point que je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer devant certains plans   qui  démontrent l’atrocité du trafic d’organes et en dissuadent toute personne dotée d’un minimum de valeurs humaines; et certaines scènes que j’ai vécues à une période ou une autre de ma vie : les couloirs  lugubres des hôpitaux tunisiens, la même odeur qui me donne la nausée malgré mes centaines de visites et séjours à l’hôpital , deux corps sur deux brancards,  mon père qui me sourit derrière une vitre … J’étais dans la salle et ailleurs …

Depuis le début de mon calvaire, je n’ai jamais cessé de recevoir des messages de personnes qui me proposent de me vendre un rein, des propositions auxquelles je n’ai jamais répondu, des messages que je ne lisais jamais jusqu’au bout… des messages que je trouve répugnants …
Et hier mes convictions se sont renforcées de plus en plus suite à la projection du film. Oui je préfère la mort et /ou toutes les formes de dialyse au recours à l’achat d’un organe !

Le don d’organes c’est une conviction. C’est un acte volontaire qui perd tout son sens si l’argent y est impliqué. Le film nous rappelle cela et plusieurs autres principes ! Mais il nous rappelle aussi que nos lois en matière de don d’organes doivent certes être amendés car leur rigidité ne fait que pousser les gens à les enfreindre puisque qu’on il s’agit d’une histoire de survie, l’humain devient si égoïste et fera tout pour rester en vie ! 

Bref je pense que toutes les Tunisiennes et Tunisiens devraient voir le film. Des projections avec débats devraient être programmées dans des lycées et facultés. Le Centre National pour la Promotion de la Transplantation d’organes devrait l’utiliser pour ses campagnes de sensibilisation pour le don d’organes. 

Je remercie Mehdi Barsaoui qui a abordé ce sujet si important dans son premier long métrage. Un sujet universel et qui touche toute l’humanité ! Je profite aussi de ces quelques lignes pour remercier toutes les personnes qui me contactent  pour me demander les procédures à  suivre  pour mentionner le fait qu’ils sont donneurs sur leurs pièces d’identité. Je ne remercierais ma mère assez pour ce greffon qui se bat pour survivre ! Et je m’incline devant sa générosité, comme je m’incline devant la générosité de mes ami(e)s qui veulent se présenter pour faire des analyses de compatibilité pour m’offrir un rein ! 

Pour finir si vous voulez être donneur, mentionnez le sur votre carte d’identité ! Voilà le lien du formulaire à remplir  , cliquer ici 

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Merci !

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