dimanche 27 novembre 2011

Billet Tardif de la Journée Internationale Contre la violence Faite aux Femmes

Comme le savent beaucoup d'entre nous le 25 Novembre c'est la Journée Internationale Contre la Violence Faite aux Femmes, un problème universel et largement répandu malgré tous les efforts pour le dépasser. En effet, la Violence contre les femmes reste l'une des violations des droits de l'Homme les plus répandues  pourtant l'un des crimes les moins poursuivis, un scandale de notre époque. 

Selon l'ONU femmes:beaucoup de pays ne considèrent pas la violence domestique  comme un crime. Le féminicide vole encore  la vie à trop de femmes .  La violence sexuelle notamment  le viol conjugal reste une violation courante des droits humains (Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, Article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme).  Selon Lakshmi Puri , directrice adjointe de l'Entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes six femmes sur dix dans le monde ont déclaré avoir subi des violences physiques et/ ou conjugales; des chiffres effrayants. Selon la Convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l 'égard des femmes et la violence domestique du 8 Avril 2011  le terme "violence à l'égard des femmes" doit  être compris comme une violation des droits de l'homme et une forme de discrimination à l'égard des femmes, et désigne tous les actes de violence fondés sur le genre qui entraînent, ou sont susceptibles d'entraîner pour les femmes, des dommages ou souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique, y compris la menace de se livrer à de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée. La Convention définit plusieurs formes de violences contre les femmes, dont le mariage forcé, les mutilations génitales féminines, le harcèlement, les violences physiques et psychologiques et les violences sexuelles. 

Notre pays n'en est pas épargné. Néanmoins, les chiffres exacts ne sont pas disponibles malgré le grand travail de la société civile notamment des associations comme l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates ( ATFD) et aussi Amnesty International , qui a toujours défendu cette cause . Les  chiffres exacts  restent inaccessibles puisque la majorité des femmes préfèrent garder le silence et ne dénoncent jamais leurs bourreaux. Beaucoup de travail reste à faire dans ce domaine puisque la société préfère fermer l’œil sur ce phénomène. 

 La semaine dernière j'ai essayé de discuter ce problème  avec mes étudiant(e)s et le résultat était décevant. Tandis que les garçons ont quitté la salle puisque selon eux c'est un sujet de femmes, les filles -elles n 'étaient conscientes ni de leurs droits sexuels et reproductifs ( des droits de femmes en général) ni de l'existence du phénomène de la violence conjugale. Elles cherchaient à me convaincre de l'absence de cette pratique dans notre société jusqu'à ce que l 'une d'entre elles a déclaré que ses parents ont divorcé car son père n 'arrêtait pas de battre sa maman. 

D'ailleurs, je sais que ce billet me vaudra plusieurs commentaires insultants (j'en ai l'habitude maintenant)mais je tiens à évoquer ces sujets dans l'espoir de lancer un débat respectueux et responsable. Le problème est là on ne doit pas le cacher et faire semblant que tout va bien. C 'est un problème qui concerne toute la société et surtout les deux sexes. C'est un fléau qui affecte toutes les sociétés sans exception, riches ou pauvres, et ce n 'est ni une affaire de femmes ni une affaire privée. Cela nous concerne tous et toutes. 














Autres liens:

-Still far from equality for women at work  لا زال أمامنا شوط طويل لتحقيق المساواة للمرأة في العمل


L 'éducation : secteur en danger

Le secteur de l 'éducation est l'un des secteurs qui reflètent  le degré du développement d'un pays. Chez nous, c'est un service public national dont le fonctionnement et l'organisation sont assurés par l'état. Sous le régime de Ben Ali, ce secteur  a connu comme la plupart des secteurs une grande  marginalisation. Après le soulèvement du peuple tunisien, on s'est attendu à quelques petits changements qui auraient   peut être pu faire bouger les choses et améliorer la situation. Malheureusement,   plus de  dix mois après le  départ du dictateur , la situation ne semble pas avoir changé et les exemples sont abondants.

Enseignante, je suis souvent en contact avec les étudiant(e)s et parfois cela m'arrive de discuter avec eux  leurs soucis et problèmes. D'ailleurs, la semaine dernière j'ai programmé un cours supplémentaire  entre seize et dix-huit heures, mais je suis retrouvée toute seule dans un très large amphithéâtre. En cherchant à comprendre les raisons  mes étudiantes m 'ont expliqué qu'elles ne pouvaient pas rester à la faculté si tard. Elles avaient peur des agressions et ne voulaient pas rater le bus qui les conduit au foyer universitaire et qui se fait souvent rare.   Et c'est là que je me suis rappelée que les étudiant(e)s n'assistaient jamais aux cours programmés dans cette plage horaire. Progressivement, les langues se sont déliées et mes "enfants" ont commencé à me raconter leur souffrance quotidienne. Ils se sont plaints du transport public , des restaurants universitaires (inexistants là ou j 'enseigne et suite à un petit tour dans les entourages de la faculté, j 'ai constaté que les prix sont très élevés par rapport à la qualité de la nourriture proposée aux étudiant(e)s) , des foyers universitaires (n 'oublions jamais le dilemme de la faculté de la Manouba et l 'arrestation d 'une vingtaine d'étudiants qui ont entamé un sit-in pour réclamer le droit de leurs collègues filles à l'hébergement étatique) . En écoutant, ces plaintes j 'ai eu envie de pleurer et  je me suis rappelée ma souffrance et celle de mes collègues. En effet, on commence chaque année universitaire par des va et vient interminables pour obtenir les salles de classe ou nous sommes supposés enseigner. Ce pèlerinage vers la faculté peut durer  des semaines voire un peu plus d'un mois. Situation parfaitement prévisible puisqu'on entasse plus de 10000 étudiant(e)s dans un bâtiment conçu pour un maximum de 3000 personnes. 
On a beaucoup parlé de la réforme de la police, de celle de la justice et des médias mais j 'ai l'impression qu'on préfère fermer l’œil sur les problèmes de ce secteur. D'ailleurs , je classe la réforme de l 'éducation dans les priorités . De toute façon c 'est plus urgent que les discussions stériles et interminables abordés par nos représentants à l 'Assemblée Constituante.

samedi 19 novembre 2011

ردّي على الدكتورة القديرة المحنّكة رجاء بن سلامة

صباح الخير مع احترامتي أعتقد أنّك ممن يصرفون نظرنا عن المشاكل الحقيقية للبلاد و تواصلين انتهاج نفس الطريقة  التي اعتمدتها قبل الانتخابات بتفجير مواضيع لا قيمة لها  و شكرا على ما كتبته هذا الصباح لقد ساهمت به حقا في تحقيق الانتقال الديمقراطي و تنوير عقول الناس من موقعك كاكاديمية محنّكة هذا ما كتبت


قوموا بجولة في الصحافة العالميّة، وستدركون حجم فضيحة الخلافة. يريدون طمأنة السّواح والمستثمرين؟
بين قوسين، المسألة أقل أهمّية لكنّها أصبحت ظاهرة لافتة : الإعلام الفرنسيّ بكسله المعهود، لا يدعو إلاّ لينا بن مهنّي لكي تقول للعالم : لم تحصل ثورة، ليس هناك انتقال ديمقراطيّة في تونس.
الجامع بين الأمرين : ضياع الواقع بين التّخاريف الطّوباويّة : إسلاميّة ويساريّة.


صباح الخير لا أعرف ما مشكلتك مع لينا بن مهني نعم لم تحصل ثورة أقولها و أعيدها 1000 مرة لأنّني على عكسك لم أكن في برجي العاجي لمّا نندلعت أحداث سيدي بوزيد و لا أتكلّم باسم أحد و لا بلغة أكاديمية ملّها الجميع سبق و قلت لك لغتي لغة من واجهوا الطلقات النارية لكلاب بن علي و سبق و أن أجابك بعض من هؤلاء لمّا تساءلت من هي لينا بن مهني  و قالوا لك من أنت؟ نعرف لينا من أيّام اندلاع احداث الحوض المنجمي رغم أنّنا سبق و أن سهرنا معا و تبادلنا بعض الرسائل الالكترونية لمّا كنت أعتبرك مثالا للتحرّرو التقدمية  و لكن و أسفاه كلّ مشكلتك صارت مهاجمة الشباب بصفة عامة و لينا بن مهني بصفة خاصة  و قد سبق و أن قمت بذلك عندما رشّحت لنيل جائزة نوبل للسلام  و قارنتني بالاستاذة  راضية النصراوي التي مع احترامتي لها, لها ضعف عمري فهل  أنت بحقّ عالمة بقواعد البلاغة ؟ أتصحّ المقارنة بين شاب و كهل قارب الستين سنة أو بلغها ؟ نعم نعم نعم لم تحدث ثورة أقولها و أعيدها لأنّني لم أكن في برجي العاجي و لا وراء الحاسوب الاسبوع الفارط بل كنت في سيدي بوزيد و الرقاب و تاكّدت للمرّة الألف أنّه لم تحصل ثورة و تصرّفاتك لأكبر دليل على ذلك فمن المفترض منك كاكاديمية و أستاذة جامعية قديرة أن تحدّثني و تعلمني بأخطائي و زلاّتي و هفواتي لاأ ن تشهّري بي كما فعلت لذا أقولها و أعيدها نعم لم تقم ثورة بما أنّنا لم نغيّر ما بأنفسنا و لم نغيّر أفكارنا و طرق تعاملنا البائسة

مع احتراماتي دكتورة

mardi 15 novembre 2011

What Does Activism Mean Today ? My Article Published by the Kraut Magazine

 Few months ago, I was asked to write a small article for the German Magazine "Kraut"about my own vision and definition of activism  . Today, I decided to publish it here because I am sick of those people who think that cyber-activists and bloggers are those rich people hiding comfortably behind their screens and claiming the fact that they are the heroes of the "revolution".

Activism used to be defined as the use of direct, often confrontational action such as demonstrations or strikes in opposition to or support of a cause. Nowadays with the advancement in new technologies, new forms of activism appeared such as cyber activism which is a new phenomenon growing out of activism, a means by which advanced information and communication technologies and tools such as mobile phones, computers, e-mails, social networks are used by individuals or by groups of individuals to disseminate information among large audiences and to mobilize and galvanize people around a specific issue or cause in a trial to build solidarity towards effective and practical concrete actions. 



What recently happened in the Arab world is a proof of the importance of cyber-activism and its efficiency. Indeed, when it was almost impossible for journalists to produce and share information due to the media blackout and oppression imposed on them by the dictatorships, cyber activists insured this job. But is a cyber- activist someone who is just active behind his/her screen? 



For me, a cyber-activist is someone who collects information then shares it on Internet in order to awake people’s interest and push them to act in the goal of improving things and changing them. He/she also organizes advocacy campaigns and mobilizes people. But in order to get information a cyber-activist should be on the ground. He/she generally witnesses the different events and incidents he/she reports. So a cyber-activist is someone who is an activist, in the usual sense of the word and who furthermore uses Internet in order to advocate for or against a cause. We cannot dissociate the online activism from the on ground activism.

In Tunisia, for instance and more precisely in Sidi Bouzid, people who witnessed the immolation by the fire of Mohamed Bouazizi, whose death was the catalyst of the Tunisian Revolution, shot photos and recorded small video sequences of what was going on. Then they shared them on Internet. Cyber activists in other parts of the country were alarmed by the developments. On their turn they started to follow what was going on and they tried to reach the information in order to unhide the truth and show the reality of things. Several of them left their screens and travelled around the country to record videos and shoot pictures that they shared on Internet. Thus alarming all the Tunisian citizens. Indeed thanks to Internet specificities allowing the immediate dissemination of information a great number of people became aware of what was happening in other parts of the country.  As a second step, cyber-activists started launching online campaigns using Facebook events, blogs and Twitter to mobilize people. This is how the demonstrations started all over the country. The word was spread thanks to Internet. Cyber actions started by Cyber-activists triggered spontaneous relationships between many Internet users. Indeed, Each cyber activist succeeded in reaching his immediate network of cyber relationships. Despite the Tunisian regime’s attempts to hide all information about the clashes between the security forces and the Tunisian citizens by blocking different blogs, websites and Facebook groups, pages and profiles, cyber activists succeeded in circumventing this censorship and provided ordinary internet users with the tools to access blocked websites. The Tunisian regime failed in controlling information, which gave the cyber activists a bigger opportunity to make pressure. No one could stand indifferent in front of the horrible photos showing Tunisian citizens. This is how Tunisians took to the streets on January 14th after the scandalous speech of Ben Ali. The appointment for the demonstration was set on Internet. Ben Ali fled the country but the hardest part of the job is still facing us. We have to get rid of the whole corrupted system and to succeed in our democratic transition. Once more Internet is very important but it turned into a double-edged weapon, as all Tunisians understood its power and efficiency. The counter-revolution forces are trying to use Internet and social networks harmfully. This is why honest cyber-activists should be vigilant and continue the battle till the end. The duty of a cyber-activist never comes to an end.

This what activism means for me but before everything it is to be engaged, to be honest, to have principles and to be ready to sacrifice everything for your cause and in order to help and assist people who really need your help.  Moreover, I strongly believe that people who are in lack of sensitivity and feelings cannot make good activists. You cannot help others if you do not feel their agony and you do not hear their moans.



lundi 14 novembre 2011

غرناطة ......

غرناطة ......

في مدخلِ الحمراءِ كان لقاؤنا
ما أطـيبَ اللقـيا بلا ميعادِ

عينانِ سوداوانِ في حجريهما
تتوالـدُ الأبعادُ مـن أبعـادِ

هل أنتِ إسبانيةٌ ؟ ساءلـتها
قالت: وفي غـرناطةٍ ميلادي

غرناطةٌ؟ وصََحَتْ قرونٌ سبعةٌ
في تينـكَ العينين.. بعدَ رُقادِ

وأمـيةٌ راياتـُها مرفوعـةٌ
وجيـادُها موصـولةٌ بجيـادِ

ما أغربَ التاريخَ كيف أعادني
لحفيـدةٍ سـمراءَ من أحفادي

وجهٌ دمشـقيٌّ رأيتُ خـلالهُ
أجفانَ بلقيسٍ وجِيْـدِ سعـادِ

ورأيتُ منـزلنا القديمَ وحُجرِةً
كانـت بها أمي تمدُّ وِسـادي

واليـاسمينةٌ رُصِّعَـتْ بنجومها
والبركـةَ الذهبيـةَ الإنشـادِ

ودمشق، أين تكون؟ قلتُ : ترينها
في شَعـرِكِ المنسابِ ..نهرَ سوادِ

في وجهك العربي، في الثغرِ الذي
ما زال مختـزناً شمـوسَ بلادي

في طِيبِ "جنات العريف" ومائها
في الفلِّ، في الريحـانِ، في الكبّادِ

سارت معي.. والشَعرُ يلهثُ خلفها
كسنابـلٍ تُرِكَـتْ بغيـرِ حصادِ

يتألـقُ القـرطُ الطـويلُ بجيدها
مثـل الشموعِ بليلـةِ الميـلادِ..

ومـشيتُ مثل الطفلِ خلف دليلتي
وورائي التاريـخُ كـومُ رمـادِ

الزخـرفاتُ.. أكاد أسمعُ نبـضها
والزركشاتُ على السقوفِ تنادي

قالت: هنا "الحمراء" زهوُ جدودِنا
فاقـرأ على جـدرانها أمجـادي

أمجادها؟ ومسحتُ جرحاً نـازفاً
ومسحتُ جرحاً ثانيـاً بفـؤادي

يا ليتَ وارثتي الجمـيلةَ أدركـت
أن الـذين عـنتـهمُ أجـدادي

عانـقتُ فيهـا عنـدما ودعتُها
رجلاً يسمـى "طـارق بن زياد

.......................................
نزار قباني


مجرد رأي

نحن شعب لا يتعظّ من ماضيه و لا يحفظ دروس التاريخ و كأنّني بنا شعب قصير الذاكرة أو دعوني أقول معدوم الذاكرة. تستهوينا بعض عروض التهريج في مج...