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samedi 30 décembre 2017

On Slacktivisme

Selon Wikipedia le slacktivisme (littéralement « activisme paresseux »), est un mot-valise formé par la fusion du terme anglais slacker (« fainéant ») et du mot « activisme », est une forme de militantisme sur Internet qui s'est développé dans les années 2000 avec l'avènement des réseaux sociaux et qui consiste à cliquer pour participer à un mouvement collectif virtuel sans s'engager plus activement et concrètement.
J'estime que notre plus grand problème aujourd'hui c'est le slacktivisme. J'ajouterai que l'égocentrisme est aussi un obstacle à l'évolution du processus démocratique en Tunisie. 
Aujourd'hui, ce qui nous manque le plus c'est le dévouement, l'altruisme, la passion, et la générosité. 

Certes, les réseaux sociaux ont été efficaces pour la médiatisation de certaines causes. Certes, nous les avons utilisés pour faire réussir plusieurs actions de charité et pour faire de la pression sur les autorités concernant certaines causes. Cependant, l'histoire a bien démontré que cliquer sur un bouton "j'aime" ou écrire un statut super révolutionnaire plein d'enthousiasme ne sont point suffisants pour faire la différence. 
Certes “Les mots, "ces passants mystérieux de l'âme", sont de grands magiciens et de redoutables entraîneurs de foules.”comme l'a dit Poincaré mais je pense que si les mots ne sont pas combinés à des actions concrètes ils perdent de leur force et pouvoir. 
C'est si bien de s'exprimer, de s'indigner, et de dire Non alors qu'on est installé confortablement sur son canapé mais ce que serait mieux c'est de sortir exprimer sa colère dans la rue . 
Quand j'ai vu la réaction des Tunisiens et des Tunisiennes face à l'interdiction aux tunisiennes d'accéder aux Emirats 
Arabes Unis, quand j'ai vu le nombre de personnes qui appelaient à manifester, j'ai cru que j'allais retrouver une foule grandiose devant l'Ambassade des Emirats Arabes Unis mais hélas il semble que la gangrène a touché toute la société tunisienne, la société civile incluse. 

Je ne me place pas ici en donneuse de leçons et je ne cherche pas à jouer les héroïnes ou les révolutionnaires mais je suis plutôt entrain de lancer un cri d'alarme. L'ogre est entrain de nous dévorer. Face à cela nous nous contentons de quelques statuts, de quelques "jaime", et de quelques déclarations de dénonciation. Nous nous battons , hélas pour un leadership et héroïsme qui nous ont fait perdre le nord.

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