dimanche 28 mai 2017

Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes



Nous vous annonçons que la plupart des dons faits suite à la foire du livre de tunis ont été rassemblés . Environ 1850 publications ont été remises durant la foire . Une quantité plus importante vient d'être reçue notamment de la part d'une institution et d'éditeurs. Une autre quantité sera réceptionnée en début de semaine.

Le tri des publication et leur organisation en paquets spécifiques destinés aux différentes prisons et centres de ré-éducation du nord-ouest seront assurés. La troisième distribution sera faite début juillet.
Nous vous remercions pour votre générosité.



dimanche 7 mai 2017

People of color in Tech : Technology and the Tunisian Revolution with Lina Ben Mhenni

I was interviewed by Zara Tewolde-Berhan for People of Color in Tech  and here is the outcome: 



A look at the intersection of technology and revolutionary change, with a conversation between Lina Ben Mhenni, a Tunisian blogger who rose to prominence during the Tunisian revolution of 2011, who was nominated for the Nobel peace prize, and POCIT’s own Zara Tewolde-Berhan.

What inspired you to get into cyber blogging and activism?
I started blogging in 2007; my country was living under a dictatorship and internet and blogs, social media had been the unique medium for me to express myself, it was a space for me to express myself and give a voice to the voiceless people. Since I was a child, I used to write different texts about social and political problems in Tunisia, but I used to keep for myself it was not possible to publish in Tunisia. So the internet was the only medium to do that.

To read the whole article , click here

Tournée de distribution des livres dans les prisons du sud et du centre de la Tunisie dans le cadre de la collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes (1)

Ce matin là il  faisait  vraiment froid. Un vent glacial soufflait en rafales. Nous étions au milieu du mois de Mars et malgré  le fait que les premiers jours du mois ont été relativement cléments avec un soleil réchauffant, ce jour -là a été furieusement torturant.

Mon père et moi  grelottions au péage de Mornag. Nos valises étaient juste à côté. Nous avons vu défiler des centaines de voitures avant d'apercevoir le mini-bus qui allait nous transporter au sud tunisien pour remettre des livres à certaines prisons tunisiennes. Des livres que nous avons collectés tout au long d'une année. Des livres généreusement offerts par des citoyennes et des citoyens tunisiens imbus des principes de solidarité mais aussi par des étrangers qui  portent en eux une grande affection pour la Tunisie. 

Dans le bus,  l'ambiance était bon enfant. Pourtant, dans un autre temps, dans des circonstances normales; et par circonstances normales, je fais allusion à des temps pas très lointains où la dictature nous étouffait et nous bafouait nos droits les plus fondamentaux, les personnes qui étaient à bord ne pouvaient peut être pas s'adresser la parole dans un lieu public. A bord il y'avait des responsables de la Direction Générale des Prisons et de la Rééducation( DGPR) , ainsi que certains de ses agents, mais aussi des représentants de l'Organisation Mondiale Contre la Torture ( OMCT), des journalistes, et puis il y'avait mon père et moi. Nous ne  sommes pas aperçu de la longueur du trajet.  Tout le monde rigolait et on se partageait des histoires et des anecdotes. Un autre véhicule nous suivait.Il était entassé de cartons de livres. Des livres de tous genres et dans différentes langues. Je me suis  installée au fond du bus et je me suis mise à observer  ce petit monde devant moi.  Je me suis égarée dans mes pensées. Je n'ai jamais pensé que j'aurais un jour l'occasion d'avoir des partenariats avec des gens de la DGPR. Je n'avais jamais pensé que j'aurais un jour l'occasion de visiter  une prison sans des menottes et sans une peine annoncée par un juge corrompu, loyal à un dictateur  fou furieux qui a terrorisé toute une population. J'avais déjà fait une dizaine de visites dans différentes prisons de la Tunisie.


 A un certain moment, je m'étais égarée dans mes pensées et j'essayais de me convaincre qu'un certain changement était entrain de s'installer dans ce pays.  Par ces temps difficiles et arides, dans ce tunnel furieusement sombre  j'essayais de distinguer une lueur d'espoir.  Je cherchais à me consoler face au désespoir qui s'était installé sur  tout un pays juste après une période d'euphorie révolutionnaire qui s'était rapidement évaporée.


A la Prison de Sfax: 

Un freinage brusque m'a tirée de mes cogitations. J'ai levé  ma tête et j'ai aperçu l'écriteau signalant   la prison de Sfax. Nous sommes arrivés à destination. Des gardiens de prison et des responsables  dont le directeur de l'établissement nous attendaient déjà. Certains souriaient, d'autres étaient plus sérieux. Après l'application des mesures de sécurité nécessaires, le grand portail nous a  été ouvert. Nous  avons  eu droit au passage obligatoire par le bureau du directeur de la prison, mesure protocolaire inévitable. Pendant tout ce temps, j'essayais de surmonter mon angoisse. Je pensais à mon père et à ce qu'il pouvait ressentir en visitant différentes prisons, lui qui a passé  ses années de jeunesse  dans différentes cellules de différentes prisons de la Tunisie. J'angoissais à la vue des tours de contrôle, des différents portails qui se refermaient derrière nous l'un après l'autre engendrant ainsi un sentiment d'insécurité, des fils barbelés,  et des gardiens. Des images défilaient devant mes yeux. Toutes les histoires de torture racontées par des anciens prisonniers que j'ai pu rencontrer repassaient dans ma tête. Mais le sourire de Papa, les anecdotes et les plaisanteries  qu'il racontaient me redonnaient du courage.

Après les discours officiels, nous nous  sommes dirigés  vers une annexe de la prison qui s'est  avérée être un nouveau complexe culturel et de formation . Nos livres allaient être installés la-bas, dans la nouvelle bibliothèque.





Tout le monde s'est enthousiasmé pour  le déchargement des cartons de livres de la petite camionnette  de la DGPR vers la nouvelle bibliothèque. En quelques minutes, les livres  ont été  placés  sur de grandes tables, en attendant l'installation de nouvelles étagères. Des caméras filmaient la scène et nous avons eu droit à d'autres discours officiels.

Avec une grande insistance, le directeur de la prison nous a invités  à déjeuner. Nous n'avons pas pu décliner cette invitation. J'en ai profité pour visiter l'ancien complexe culturel et de formation. Dans une petite chambre qui servait de salle de  classe, une enseignante  donnait un cours à quelques prisonniers très attentifs. La chambre avoisinante était très étroite et des étagères cachaient tous ses murs. Je me suis aperçu que j'étais  dans l'ancienne bibliothèque. J' y ai retrouvé l'un des gardiens qui a pu bénéficier d'une formation pour les agents bibliothécaires pénitenciers assurée par l'OMCT et la DGPR quelques jours avant. Il m'a expliqué  la manière du fonctionnement de sa bibliothèque et de la distribution des livres aux prisonniers.



Après le déjeuner, nous avons repris la route vers une autre prison qui se localise plus au sud et je parle bien de la prison de Harboub à Medenine . La prison où je serai  probablement emprisonnée si le juge déciderait  ainsi en ce qui concerne l'affaire de mon agression par une vingtaine de policiers à Djerba en 2014 mais cela c'est tout une autre histoire que j'ai déjà raconté ailleurs et que je raconterai encore jusque' à ce  que justice soit faite.


Mais là je m'arrête ici et je réserverai à cette prison un autre billet.

Pour mieux connaitre la collecte de livres pour les bibliothèques des prisons, cliquer ici .









samedi 6 mai 2017

تأملات متألّمة

أهيم في أفكاري و أضيع بين ثنايا تأمّلاتي فتسكنني صورة فلا تخبو : صورة ذلك الجندي الذي فقد رجلا و جزءا من يده في انفجار ذلك اللغم اللعين في أحد جبال القصرين. صورة ابنيه و زوجته ووالدته و أفراد عائلته تسكنهم الحيرة و يمزّق أحشاءهم الخوف و الألم .



أهيم في أفكاري فأتساءل لماذا ننسى و نتساهل ؟
لماذا يضع اليعض أياديهم في يد القاتل المجرم الذي استباح البلاد و العباد ؟

أضيع بين ثنايا تأمّلاتي فأبحث عنّا , عن رفضنا للظلم و وقوفنا أمام مصاصي الدماء؟

أهيم في أفكاري فأخاطب ربّهم مستفسرة إيّاه عن سكوته أمام الظلم و القهر . أيّ رب هذا الذي تعبدون ؟ أيّ ربّ هذا الذي باسمه تقتلون ؟ من أيّ طينة صنعتم ؟ و عوض القلب ماذا تملكون ؟ تبّا لكم و لربّكم عاشق الدماء , مبارك القتل ياسم الدين و السماء
أضيع بين ثنايا تأمّلاتي فتقتلني هذه اللا مبالاة و هذا الجفاء . الى متى سنصمت أمام الدم و المجازر و شلالات الدماء ؟
مانيش مسامحة
مانيش باش ننسى

dimanche 30 avril 2017

مانيش مسامح 3 مسيرة ضدّ الفساد




كم اعترتني السعادة أمس و أنا أشارك في مسيرة "مانيش مسامح" ضدّ قانون المصالحة الاقتصادية الذي يصرّ ساكن القصر و المحيطين به على تمريريه .
رغم بذاءة الموقف شعرت بالسعادة .
أتحدّث هنا عن بذاءة لأنّني لم أتخيّل أنّنا و بعد أن حدث و ما حدث و بعد أن سقط شهداء 
و تألّم جرحى سنضطرّ للخروج للشارع ضدّ قانون يحمي الفاسدين و يشرّع للفساد يأنواعه شعرت بالسعادة لأنّني رأيت أنّ للثورة شعب يحميها و شباب يؤمن بها . 
شباب و شبات " مانيش مسامح "كانوا أكثر من رائعين و نجحوا في تنظيم المسيرة و نجحوا خاصة في تحفيز الناس و دفعهم للمشاركة فيها بعد أن ابتكروا أساليب جديدة للاحتجاج و كسروا كلّ الكليشهات و خرجوا عن أساليب الاحتجاج القديمة و ابتكروا شعارات تخاطب الجميع بعيدا عن الخطابات المنمّقة و و الكلمات و الجمل المعقّدة .
شكرا لكم شكرا .
يا ساكن القصر قانونك لن يمرّ و مسارنا الثوري مازال متواصلا . أمس كنّا الاف ضدّ الفساد و ان مرّ سنكون مئات الألاف .

vendredi 28 avril 2017

A la découverte du Domaine Neferis

Il y'a quelques jours je suis partie faire de l'œnotourisme et c'est au domaine  Neferis que j'ai atterri. 

Le domaine niché entre les collines de Grombalia à 40 kilomètres de la capitale Tunis  est une merveille. C'est un endroit qui regorge d'histoire. Il s'agit d'un domaine  colonial dont les bâtiments datent de 1839. Son histoire, cependant,  remonte à des milliers d'années comme l'indique les sarcophages  qui décorent  ses jardins. 

Le domaine fait partie du circuit touristique culturel "Sur les traces de Magon entre la Sicile  est  la Tunisie"  dont l'objectif est de valoriser le patrimoine archéologique et la  culture du vin. 
Il ne faut pas oublier que la Tunisie a une longue histoire de production de vin et qui remonte à plus de 2800 années. 








Une fois le chemin qui serpente au milieu de 450 hectares de vignoble est arpenté, on se retrouve face à un château qui se dresse fièrement. 







Rached Kobrosly, responsable qualité au domaine Neferis, nous y a reçu avec le sourire. Il nous a  guidés dans un  tour du domaine tout en nous racontant son histoire et nous expliquant les différentes étapes de la production du vin. Nous avons visité les anciennes caves mais nous avons aussi découvert les dernières techniques du traitement des vignes pour produire du bon vin. Par la suite une leçon sur les différents cépages s'est imposée. 





Et pour conclure  le tout en beauté nous avons eu droit à une bonne séance de dégustation de différents vins produits dans le domaine. Dans un salon du château qui donne sur les collines vertes de vignes,  a été dressée  une table avec différents produits du terroir : des fromages , de l'huile d'olive dorée et pure, et du pain fait maison ainsi que différents types de vins produits sur place. 





Je pense que cette expérience est formidable et singulière. En effet, elle permet de découvrir la Tunisie autrement et assure une alternative au tourisme de masse. Elle offre détente et culture à la fois. 







lundi 24 avril 2017

"نو" : عندما يعانق المساجين الحرية من خلال المسرح

أعيش منذ عام و نيف تجربة فريدة في علاقة بالسجون و مراكز الاصلاح التونسية و هي مبادرة جمع الكتب لفائدة مكتبات السجون التونسية و هي مبادرة أطلقتها صحبة والدي قبل أن نشترك فيها مع المنظمة العالمية لمناهضة التعذيب .  و قد 
  مكّنتني هذه التجربة من الاطلاّع على تجارب عديدة تسعى الى تكريس ثقافة حقوق الانسان و الى ترسيخ الدور الاصلاحي للمؤسسات السجنية  . 

 و ساتحدّث هنا عن تجربة شدّتني  بصفة خاصة و هي تجربة المخرج السينمائي  التونسي  المقيم بفرنسا كمال رقية  من خلال جمعية "عيون السمع" التي يترأسها  . و هي تجربة خاضها في  السجن  المدني بالمهدية مع مجموعة من السجناء   
من ذوي الأحكام الطويلة  و قد سنحت لي الفرصة لمشاهدة الانتاج الاوّل و الثاني لهاته التجربة .
كانت التجربة الأولى تجربة سينمائية انطلقت بمجموعة من  ورشات العمل التي كان نتاجها مجموعة من الافلام القصيرةالتي عرضت بقاعة "الريو" بالعاصمة  بحضور السجناء  و كان العرض مشفوعا بنقاش شارك فيه اطارات من الادارة العامة للسجون و الاصلاح   و حقوقيون و اعلاكيون بالاضافة الى منجزي العمل .

أمّا التجربة الثانية فهي مسرحية .و قد تمكنّت من حضور عرض مسرحية "نو" المقتبسة  عن جمهورية أفلاطون و ذلك يوم 29  مارس 2017 حيث خرج 10 مساجين من السجن المدني للمهدية ووقفوا على ركح مسرح دار الثقافة ابن رشيق 
 ليقدموا عرضا مسرحيا  تواصل لاكثر من ساعة و نصف  وسط جمهور غفيرفقد امتلات المقاعد و اضطرّ بعض المتفرجين لمواكبة العرض وقوفا  . 

عرض أبدع في أدائه السجناء فخلنا أنفسنا أمام ممثّلين محترفين قضّوا السنين الطوال  في دراسة المسرح و التمثيل . عرض أسال دموع الممثّلين و الحاضرين سواء . عرض سهر المخرج و مساعدوه و خاصة منهم  السيد محمد الدخلاوي  مدير ادارة التنشيط المسرحي المتخرّج من المعهد العالي للفن المسرحي و الذي عمل على  تسيير و ادارة ورشات الكتابة  الجماعية النابعة عن قراءات لنصوص جمهورية افلاطون 






و قد كانت رسالة هذا العرض واضحة فهو يسعى الى تغيير نظرة المواطن الى السجن و  السجين  بالاضافة الى اعتماد الثقافة كوسيلة للاصلاح   و التاهيل و التكوين  و هذا ما تحدّث عنه صاحب الفكرة و الساهر عليها الاستاذ كمال  رقية  في كلمته قبل العرض حيث دعا الى اعتماد المسرح  و الثقافة بصفة  عامة  كوسائل  لتغيير المنظومة السجنية  و اعادة ادماج السجناء في المجتمع . 
و قد تفاعل كلّ الحضور مع العرض فصفّقوا للممثلين لفترة طويلة بعد العرض و اختلطت دموعهم بدموع هؤلاء . 

Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons/Books for Tunisien Prisons /حملة جمع الكتب لفائدة السجون التونسية


يوم مثمر بالنسبة لحملة جمع الكتب لفائدة السجون التونسية . اذ تحصلنا على مجموعة هامة من الكتب من بيت الحكمة . كما أخذنا كتبا اخرى من اجى نقاط التجميع بالمرسى و سلمتنا صديقتنا ماري كلار مجموعة هامة من الكتب . الحملة لازالت متواصلة .


-Une grande donation de la part de l'Académie Tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts Beit Al-Hikma.
- Des livres récupérés chez  Artyshow.
-Des livres récupérés chez ma chère amie Marie Claire VW. 

La collecte se poursuit ! 
A Successful Day for our initiative 'Books for Tunisian Prisons": 
-We received a great donation of books from the Tunisian Academy of Sciences, Letters and Arts Beit Al-Hikma.
- We collected Books from Artyshow.
- Our Friend Marie Claire handed us an important number of books. 
The initiative continues !







lundi 10 avril 2017

وداعا رجاء A Dieu Raja








أكره مكالمات ما بعد منتصف الليل
تخيفني بل تريعني
فهي عادة ما تحمل معها رائحة الموت و تعلنه
البارحة قفزت من السرير راجفة عندما رنّ الهاتف الملعون معلنا الرحيل المحتوم
رحلت رجاء قالت لي رانية
خبر يصعب استيعابه
رحلت رجاء التي استقبلتني منذ ايام معدودة في مدار قرطاج بالابتسامة و الدعابة
رحلت رجاء التي كانت تضجّ طاقة و صحة
رحلت تلك التي كانت تبعث أملا .
و في لحظة استعدت في ذهني كلّ الماسبات التي جمعتني بها قبل و بعد الثورة
محطة مسرحية و نضالية فرجاء كانت دائما على الوعد و في الموعد
هاهي شامخة على خشبة المسرح
هاهي واقفة في خيلاء في الشارع و أمام المحاكم
هاهي صامدة أمام كيد الكائدين في ساحة باردو
هاهي تهدينا مسرحها من أجل هذه القضية أو تلك
هاهي تواجه جشع أولئك الذين يريدون اغتصاب مسرحها لا بل اغتصاب حقّنا في فضاء
ثقافيّ رعته كما ترعى الامّ طفلا
رحلت صاحبة القلب الكبير
رحلت صاحبة الابتسامة الجميلة و القامة الشامخة
لكن أبدا لن ترحل ذكراها .
وداعا رجاء


A Dieu la belle
A Dieu La rebelle
A Dieu l'artiste

jeudi 23 mars 2017

Visite au Centre Paul Klee Berne Suisse

Aujourd'hui j'ai eu la chance de visiter le Centre Paul Klee à Berne en Suisse. Paul Klee est un peintre  que j'ai eu la chance de connaitre depuis mon enfance puisque la maison où il a séjourné durant son passage par la Tunisie se trouve dans la même ville où j'ai grandi. Mon père m'a souvent parlé de lui , de son passage en Tunisie.Il le faisait chaque fois où nous passions devant cette demeure, qui est hélas abandonné! 

Le centre est une merveille architecturale dessinée par l'architecte Renzo Piano. Il se présente en trois bâtiments  formant une onde ou vague. 




Le musée  abrite un grand nombre des oeuvres du peintre mais offre aussi des expositions périodiques  comme celle que j'ai eu la chance de voir aujourd'hui: Devrait tout être su? 

« Devrait tout être su ? Ah, je ne le crois pas ! » notait Paul Klee sur l’une de ses dernières œuvres. L’exposition ouvre de nouvelles perspectives sur le peintre Klee, qui était aussi philosophe, poète et jonglait avec les mots . 
L'exposition nous présente ses créations verbales, son art de manier la langue, qui s’accompagnent souvent d’un sens subtil de l’ironie et de l’humour, ouvrent de surprenantes perspectives sur ses toiles. Son œuvre est l’expression d’une « pensée artistique », qui a pris forme de manière incroyablement diverse et riche. Différentes présentations nous introduisent dans l’univers mental de Klee. Des livres, provenant de sa bibliothèque personnelle, nous invitent à le suivre dans ses lectures, pour un « petit voyage au pays de la meilleure connaissance ».
J'ai aussi pu voir le film d'ARTE: Le Silence de l'Ange  de Michaël Gaumnitz et qui retrace la vie et la carrière du peintre tout en stressant l'influence de son passage par la Tunisie sur certaines de ses oeuvres. 
J'ai beaucoup aimé l'exposition et j'ai pris connaissance  de beaucoup de détails qui m'ont échappé   mais j'ai senti de l'amertume aussi. D'une part je n'ai pas pu voir  des oeuvres de Klee faites en Tunisie. D'autre part, j'ai senti du regret pour  la culture en Tunisie . Un pays  qui regorge de trésors artistiques et historiques  et qu'on n'exploite pas. 





Quoiqu 'en avril 2014,  la Tunisie a célébré le voyage de Klee, Macke et Moillet qui  s'est déroulé du 7 au 22 avril 1914 cela reste  insuffisant. En effet durant ces célébrations des  personnes  de différents pays et surtout des Suisses et des Allemands sont revenues  sur les traces de Klee mais elles étaient déçus en arrivant devant la maison qui a accueilli l'artiste en 2014 puisqu'ils  se sont retrouvées devant un bâtiment fermé, abandonné, et délabré. Il n'y avait aucune indication et aucune trace du séjour de l'artiste à  la ville  d'Ezzahra , jadis appelée Saint Germain. 



mercredi 22 mars 2017

Blogging for a Revolution: Conférence à Bienne .


Blogging for a revolution 

Mes lectures : Seule Venise de Claudie Gallay

Pour être honnête je n'ai jamais entendu parler ni de ce livre publié en 2013 ni de son auteur. C'est le hasard qui a mis ce livre entre mes mains. En effet, la semaine dernière , j'étais devant un espace culturel pour voir l'avant-première d'une nouvelle pièce théâtrale tunisienne, quand une femme qui m'a reconnue est venue m 'exprimer sa détresse et son inquiétude face à l'abandon du livre par les Tunisiens. La dame m'a expliqué  qu'elle était libraire et que sa librairie existait depuis des années déjà mais que peu de gens  la fréquentaient. Sans hésiter une seconde j'y suis allée et croyez moi je ne l'ai pas regretté une seconde. L'endroit était très sympas et on pouvait y trouver des livres pour tous les goûts. D'ailleurs j'ai suivi les conseils de la libraire qui m'a présenté le livre Seule Venise comme son coup de coeur et je ne  regrette pas de l'avoir acheté.




Le livre de 253 pages raconte l'escapade d'une quadrégénaire quittée par son amoureux à Venise. Une ville qui a été jadis un témoin de leur amour . Cette  française  rongée par le désespoir vide son compte en banque et part à Venise qu'elle nous fait découvrir en hiver. Elle  y atterrit  dans une pension dans le Castello. Elle y rencontre différentes personnes avec différentes  personnalités; un prince russe sur une chaise roulante , avec un caractère très spécial, et  arrivé à Venise   sur les traces d'un amour d'adolescence qu'il n'avait pas pu oublié , Luigi le propriétaire de la pension, un couple de danseurs ...
Notre héroïne  se balade à Venise en nous faisant découvrir la ville, ses monuments mais aussi ses artistes. On la suit dans ses ballades mais aussi dans ses états âmes, ses tentatives de retrouver l'amour et oublier ses douleurs, se débarrasser de l'amour pensent de son compagnon. 
Pendant cette escapade elle rencontre un libraire, un passionné des livres et des peintres.Il lui fait découvrir les faces cachées de la ville.
Des sentiments se développent !
Retrouvera t-elle l'amour  à Venise ? 


        

dimanche 12 mars 2017

Coup de Gueule

J'en ai ras le bol des ingrats qui ne ratent aucune occasion pour insulter la révolution, les martyrs, les blessés, les syndicalistes,les jeunes chômeurs et marginalisés, les blogueurs, les défenseurs des droits humains, et toute personne qui a cru en une révolution et un changement et qui y a participé. Je ne vais pas m'étaler sur toutes les conneries, les mensonges, etc etc
Je commencerai par certains journalistes qui sautent sur toute occasion de détresse notamment les attaques terroristes pour insulter les défenseurs des droits humains tout en oubliant que le fait d'ouvrir leurs gueules puantes fait partie des droits humains obtenus grâce aux sacrifices de ces défenseurs : حقوقيون et qu'ils appellent : حكوكيون و عقوقيون tout en croyant qu'ils sont si malins , intelligents et brillants en jouant à ce jeu malhonnête. Ces mêmes journalistes qui viennent pleurnicher et demander l'aide de ces mêmes défenseurs des droits humains chaque fois où leurs droits sont bafoués. Tous mes respects aux journalistes qui respectent leur métier et le font convenablement et cherchent à servir le peuple et l'humanité et non pas des agendas, des lobbies, des hommes d'affaires , de partis , des bandits et des mafias.
J'en ai ras le bol de tous ceux et toutes celles qui n'osaient pas ouvrir leurs gueules même pour exposer un problème personnel banal où dénoncer une simple injustice et qui n'arrêtent pas de s'attaquer aux cyber-activistes et blogueurs. Durant les premiers mois de la révolution ( période d'euphorie révolutionnaire ), ces derniers ont commencé à minimiser les efforts et les sacrifices de ces cyberactivistes et blogueurs dans le changement qui a eu lieu.
Bien sûr puisque être révolutionnaire était à la mode à l'époque et pour se montrer il fallait dénigrer les autres. A l'époque nous étions : الراكبون على الثورة . Ensuite et avec certains développements négatifs, ces mêmes personnes ont commencé à pencher vers la théorie du complot ( en suivant les pas du grand philosophe de Ben Ali et son torchon électronique, le grand génie derrière l'expression cyber-collabos) et bien sûr on a voulu faire des cyberactivistes des boucs émissaires. C'est à ce moment là que tout le monde s'est rappelé du rôle des cyberactivistes et c'est à ce moment là que ces derniers ont été accusés de trahison et de malhonnêteté . On a commencé à entendre ces histoires de CIA ( un big LOL), Mossad ( pauvres cons) , etc .
Je vous vomis toutes et tous ( ceux et celles que j'ai évoqué ci dessus) et je parle là à mon nom et je ne représente que moi même et je n'ai jamais cherché à représenter qui que ce soit. Le processus révolutionnaire est un fait que personne ne pourra plus nier.Il y'a eu un changement que vous le veuillez ou pas. On ne rebroussera pas chemin. le passé c'est du passé.
En ce qui concerne le cyber-activisme et le blogging je dirais que oui il y'a une révolution numérique qui a eu un grand impact sur tout le globe.Je n'irai pas au point de dire que ce qui s'est passé en Tunisie est une révolution internet ou Facebook puisque tout a commencé sur le terrain à Redeyef, puis à Ben Guerdane , Skhira , Monastir , Sidi Bouzid ( lisez l'histoire de votre pays c'est très important: même si cela n'a pas été écrit par nos historiens cela existe sur plusieurs sites Internet il suffit de chercher).Des gens on sacrifié leurs vies ( des martyrs) et des parties de leurs corps ( on appelle ces héros des blessés) , d'autres ont pris des risques ont donné de leurs temps, de leurs jeunesse, de leur santé, de leur vie pour voir un vrai changement. Des générations se sont sacrifiées pour que vous puissiez ouvrir vos gueules puantes librement.
Je tiens à vous rappeler que jusqu'au 13 janvier 2011, vous ne pouviez pas aller sur Youtube librement.La majorité des sites et blogs étaient censurés. Facebook l'a été pendant 16 jours en 2008.
Certains me diraient et qu'est qu'on a fait avec Facebook et la liberté d'expression. Je répondrai que voilà vous pouvez ouvrir vos gueules si puantes , vous êtes entrain d'utiliser tous ces outils pour pleurnicher , insulter et parfois cela marche et vous obtenez vos droits bafoués.
Bref, si c'était à refaire je ferai la même chose je lutterai pour cette liberté d'expression jusqu'au dernier soupir et jusqu'à la dernière goutte de sang.
Ma liberté compte beaucoup pour moi et je n'ai pas eu besoin de la CIA pour l'apprendre. Je n'ai pas eu besoin de leçons et de formations pour créer un blog.
Je remercie mes parents qui m'ont toujours fait confiance et m'ont appris à vivre librement.
Tous mes respects à mon père et ses camarades grâce à qui j'ai compris qu'il y' avait un grand problème en Tunisie ( rien qu'en lisant leur histoire).
Je remercie tous les cyberactivistes et blogueurs qui m'ont ouvert la voie pour qui je m'y mette aussi et à leur tête notre martyr : Zouhair Yahyaoui.
Une pensée au grand juge, feu Mokhtar Yahyaoui.
Une grande pensée à mon ami: Sofiane Chourabi ainsi à Nedhir que je n'ai jamais connu.
Je remercie toutes les personnes qui croient toujours en ce processus révolutionnaire et qui veulent vivre librement.
Personnellement, je n'ai jamais jeté l'éponge et ce n'est pas aujourd'hui que je le ferai.Je continuerai cette bataille pour toutes ces personnes que j'ai citées mais aussi pour mon pays que je vénère et pour cette humanité en détresse.
Vos gueules puantes ne m'ont jamais épargnée mais je ne vous dirai pas fermez-les .Je vous dirai que la barque est entrain de couler.Il est grand temps pour que nous passons à autre chose.Il est grand temps que vous comprenez que la bataille pour la liberté et la dignité est notre bataille à toutes et tous.

vendredi 10 mars 2017

Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes .

Dernières nouvelles de la Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes







Les 8, 9 , et 10 Mars 2017 nous avons assuré une formation pour les agents bibliothécaires pénitentiaires en partenariat avec l'Organisation Mondiale Contre la Torture et la Direction Générale des Prisons et de la rééducation et avec l'appui de la Confédération Suisse ( Département fédéral des affaires étrangères DFAE). 

La formation a été assurée par les deux expertes Rabâa Abdelkéfi et Samia Kamarti.
Les 8 et 9 les deux expertes ont abordé les aspects théoriques de la formation ( traitement physique et intellectuel des documents, sélection et technique d'inventaire du fonds) avant de passer à des exercices d'application. 


Aujourd'hui le vendredi 10 mars , les chargés des bibliothèques des prisons et Centres de rééducation et leur formatrices sont allés à la prison de la Mornaguia y mettre à l'essai la méthode de gestion des bibliothèques convenue entre eux ces deux derniers jours ;


La session de formation a permis d'ouvrir de larges horizons en matière d'encouragement à la lecture et d'activités culturelles qui seront détaillés petit-à-petit et successivement .


La semaine prochaine quelques 5000 publications ou plus seront livrées aux bibliothèques des régions sud-est et sud-ouest ;


- Deux ou trois dons seront livrés à l'OMCT en début de semaine;


Et comme toujours nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette action et nous vous rappelons que nous attendons vos livres pour la Collecte de livres pour les bibliothèques des prisons tunisiennes