vendredi 5 septembre 2014

Lettre Ouverte au Ministre de l'Intérieur.



Suite à l’agression dont a été l’objet la militante (activiste) Lina Ben Mhenni de la part des agents de la sécurité à Djerba, son père, Sadok Ben Mhenni n’a pu cacher son dépit face à de tels comportements et en fait assumer la responsabilité au ministre de l’Intérieur qu’il interpelle dans la lettre qu’il lui a adressée et qu’il a publiée sur son statut. En voici le contenu :





J’aurais aimé que quelqu’un d’autre le fasse à ma place, mais tel ne fut pas le cas ; et comme je ne souhaiterais pas que cela soit dit à partir de l’étranger, je m’adresse directement à vous, Monsieur le ministre de l’Intérieur, pour vous dire que l’agression perpétrée contre Lina Ben Mhenni est tout simplement scandaleuse et catastrophique et exige de vous une prise de position urgente. Scandaleuse parce que la victime est une personnalité mondiale ayant obtenu le prix Sean Mac Pride pour la paix dans le monde et atteint l’ultime étape dans les éliminatoires pour le Prix Nobel de la Paix à deux reprises au moins et ayant décroché d’autres prix et trophées (titres) de l’Italie, du Suède, de l’Espagne et de la France. Ni vous ni vos services ne pouviez l’ignorer. Le détenteur d’un tel palmarès devrait représenter un symbole (une icône) national(e) et bénéficier de la protection nécessaire contre tous les malfaiteurs (malfrats) quels qu’ils soient. Surtout que les politiques ne sont pas sans savoir que les bastonnades répétées de la police dont elle est fréquemment la cible deviennent presqu’une banalité !
Catastrophique aussi, parce que la victime, selon vos instructions, et selon le protocole en vigueur de vos services, est  censée être sous la protection de ceux-là-mêmes qui l’ont agressée (! ) et qui relèvent d’un ministère proclamant  sans cesse honnir et répudier la violence.
Enfin, scandaleuse et catastrophique à la fois, quand on sait, et vous n’êtes pas sans le savoir, que toute agression et la moindre violence peuvent mettre sa vie en péril. Au point où l’on pourrait assimiler la violence dont elle fut l’objet à une « tentative de meurtre ».
Aussi, peut-on espérer entendre de votre bouche des excuses claires, franches et publiques qui vous seront comptabilisées comme de grandes conquêtes (réalisations) dans la voie (le chemin) de l’humanisation de votre ministère ; et puissions-nous apprendre que vous avez diligenté des mesures concrètes que tout le monde, dont les habitants de Djerba, appréciera à leur juste valeur et retiendra à votre actif et à votre honneur.
Peut-on enfin rêver d’une véritable enquête qui désignera de manière transparente les agresseurs,  exécutants et donneurs d’ordre ?

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