lundi 19 juillet 2010

Ex with benefits

According to the Urban Dictionary ,the definition of this word is :


After a breakup of a couple, remain close friends, but still practice some form of physical closeness. Can occur any time after breakup. 

OR

when a girl /boy break up , but remain practicing getting physical together ! !!


vendredi 16 juillet 2010

Confession

Je ne sais pas pourquoi je vais reparler de la violence contre les femmes encore une fois , non je mens je le sais très bien et là aujourd'hui j 'ai décidé de briser mon silence et d' en parler . Le BUT n 'est pas d'étaler mon linge sale ni de faire du mal à qui que ce soit . Aujourd'hui, si je vais parler de la violence contre les femmes c 'est parce que j 'en suis victime . Aujourd'hui, si j 'en parle c 'est parce que je veux partager mon expérience avec d'autres femmes . Si je le fais aussi c 'est parce que je sais que beaucoup de femmes subissent cette VIOLENCE et n 'osent pas en parler. D 'ailleurs, c était mon cas .

Il y 'a cinq ans, j 'ai connu un homme qui m 'a beaucoup aidé pendant une période difficile de ma vie, celle de ma maladie. il paraissait vraiment amoureux de moi . Peu à peu son amour s'est transformé en une sorte de possession. Le bon monsieur m 'a éloignée de tous mes amis et même de mes activités habituelles. Désormais ma vie se résumait à fréquenter l 'université et à le rencontrer. Au moindre doute d'une 'infraction' de ma part , il devenait furieux, il perdait la tête. Je me suis laissée faire car j 'étais au début de ma maladie , j 'étais déprimée , et je me sentais seule. Il s 'occupait beaucoup de moi et me faisait oublié que j 'avis un caoutchouc qui pendait de mon ventre (cathéter pour la dialyse péritonéale). Mais peu à peu sa violence verbale s'est transformée en violence physique. Et je me suis laissée faire car je n 'osais pas en parler , je ne pouvais confier cela à personne, comme un tel comportement est inadmissible dans mon environnement . J 'avais honte de dire qu'on me tabassait . En plus, le monsieur venait pour pleurer entre mes bras après chaque dispute et promettait de ne plus faire ça. Mais il n 'a jamais arrêté . Un jour , on s'est séparés.

Cet été , j 'ai vécu la violence encore une fois. Au moment , ou je vivais cela , je me suis souhaitée la mort. Je voulais tout simplement disparaitre , disparaitre à jamais. Je me suis sentie humiliée, déshonorée, et abaissée. Mais j 'ai encore une fois pardonné . J 'ai trouvé des excuses à mon agresseur . Je me suis inventée des fautes graves, et je lui avait donné raison. Maintenant avec le temps je réalise que je suis plus fautive que lui . Je suis fautive en me laissant faire , en acceptant de subir la violence sans agir .

Je sais que certaines personnes vont être déçues en lisant ce billet . Je sais qu 'ils ne vont pas accepter cela de ma part. Mais oui je préfère ne parler . oui je dis que j'ai été fautive en subissant la violence mais il n 'est jamais trop tard pour avouer ses fautes et essayer de les corriger. J'écris ce billet pour inciter la femme à parler de toutes sortes de violence qu'elles subissent et d'essayer de dépasser cela d'une manière ou d'une autre. Ne vous taisez pas , confiez vous à la personne à qui vous faites confiance et elle vous aidera à vous en sortir.


mardi 13 juillet 2010

L 'ouverture du FIFAK




Arrivée à Kélibia l 'après midi_ après un long voyage "périlleux " fatiguant puisque j 'ai fait la gaffe de prendre le bus normal et non pas le bus confort et puisque le convoyeur a choisi de me servir en dernier lieu car je lui ai  présenté ma carte handicap (et moi qui croyait que les handicapés sont les prioritaires ). Un long voyage dans les odeurs nauséabondes  de sueurs . Un long voyage dans la nausée causée par les secousses  du bus.Le café de la Maison du Peuple, était plein .  Et nous voici partis dans une longue partie d' embrassades et de salutations longues et des discussions infinies , et de questions habituels après une longue année d'absence. A la rencontre de Saif un jeune  activiste de Kélibia , mon défaut d 'activiste est réapparu , malgré ma ferme résolution à partir en vacances pour me reposer . Nous sommes entrés dans une discussion concernant l 'histoire de la privatisation des plages de Kélibia et nous avons décidé de suggérer à Lobna Noomene qui assurait le spectacle de l 'ouverture du FIFAK de passer un message aux responsables.

Le soir, certes les festivaliers  de cette 25 ème session du FIFAK étaient moins nombreux que ceux de la session précédente mais l 'ambiance était magnifique . A l 'entrée du théâtre un bon fond de musique m 'a attirée : le luth et la belle voix du Cheikh Imam m 'ont ensorcelée . La présence excessive des policiers m'a dérangée.




Après les longs discours habituels et ennuyeux  des responsables, la soirée a commencé avec la belle chanteuse engagée et l 'amie Lobna Noomene , qui a commencé avec une chanson dédiée au Liban et a enchainé avec des chansons du cheikh Imam , les spectateurs l 'ont accompagnée  chaleureusement quand elle a interprété : "AL BA7R byedh7ak lih" et "Ettanbour" . Certains festivaliers se sont levés et ont chanté avec elle à fond . Lobna a aussi émérveillé tout le monde avec sa chanson "nari ala layam" , une chanson qu 'elle a chanté auparavant avec le groupe Bellamara  


Lobna a enfin passé un message contre la privatisation des plages de Kélibia  après l 'avortement d 'une action t-shirts blancs pendant le festival .

Le film de l 'ouverture , "Mariage à 3 visages" du réalisateur Martiniquais  Pierre Laba racontant l 'histoire de Amoin, petite villageoise d’un bled perdu de Bobo-Dioulasso, qui va voir son quotidien bouleversé quand ZASS, son cousin photographe ambulant qui rêve de partir en Europe, va arranger un mariage sur Internet avec un homme blanc qu’elle ne connaît pas. Se voulant, plus royaliste que le roi, Amoin va mul-tiplier les ratés et les maladresses à l’arrivée de cet homme au grand désarroi de ZASS qui voit son rêve de partir s’envoler petit à petit. Il décide de prendre les choses en main avec l’aide de son ami Streev, un expatrié en vacances, jusqu’à l’obtention pour Amoin et pour lui d'un visa, n 'a pas réussi à convaincre l 'audience . Le théâtre s'est vidé progressivement et on entendait des critiques ici et là .

Après des discussions devant la maison du peuple _j'ai pu rencontré Traek Kahlaoui et Barbach _, que la fête commence , nous voilà dans l 'état habituel d 'errance entre les hôtels de Kélibia . On hésite 100 fois , et on fait l 'aller-retour 100 fois avant de nous installer dans l 'un des hôtels pour une longue soirée de musique . A la Belle Étoile , Bendirman et Lobna Noomene étaient au RDV pour une belle soirée de musique .

A l 'aube c 'est le moment, d 'aller à la plage d'El Fatha" , le moment de continuer la soirée ; un maillot , quelques bières ou autre boisson , une guitare ou un luth font l 'affaire  . Un feu de camp fut allumé et la folie s'était installée: des rythmes fous de musique . Bob Marley et Gnawa Diffusion étaient de la partie à travers leurs chansons : Get up Stand Up et Clandestino ont fait entré les foules en trance.

Personnellement je m'étais  amusée à prendre des photos  et à discuter calmement avec mon ami Nazih en admirant un lever magnifique du soleil  .


Et une photographiant une mer magnifique tout en pensant à la douloureuse éventualité de sa privatisation.

jeudi 8 juillet 2010

Loi machin ou Ammar autrement !



Cette nouvelle loi machin me révolte ou  cet amendent  de la loi machin me révolte.Vous avez surement deviné que je parle de la nouvelle loi adoptée dans le cadre de la sécurité économique du pays.La fameuse loi 61 bis.

 En effet, le parlement tunisien a adopté un amendement du code pénal prévoyant désormais jusqu'à cinq ans de prison pour réprimer les actes contraires aux intérêts économiques de la Tunisie à l'étranger. Selon le ministre de la Justice, la loi s'appliquera notamment à ceux qui inciteraient des parties étrangères à ne pas accorder des crédits à la Tunisie, à ne pas investir dans le pays, à boycotter le tourisme ou à saboter les efforts de la Tunisie pour l'obtention  du statut de partenaire avancé avec l'UE.

Cette loi me révolte car contrairement aux démentis  du ministère tunisien de la Justice et des droits de l'homme, cet amendement de l 'article 61 bis du Code Pénal vise la restriction des libertés et des activités des défenseurs des droits de l 'homme. En effet ,comme l 'a déjà exprimé et dénoncé Amnesty international cette loi renforce les restrictions auxquelles font face les militants des droits de l'homme en visant ceux qui s'expriment sur la situation tunisienne dans des instances internationales.

Personnellement , je pense que cette loi est une autre manière de censurer , une autre manière de museler la liberté d 'expression  sous le prétexte de protéger les intérêts économiques du pays. Cette loi  vise à faire taire  toute voix critique de tout citoyen digne de ce nom et qui réclame ses droits et ceux de ses concitoyens .Les défenseurs des droits de l'homme seront en prison  alors que les vrais criminels qui pillent tout un pays , s'emparent de ses richesses , et affament tout un peuple circuleront librement et continueront leurs crimes. 

Comme je l 'ai déjà écrit ,ce projet de loi vise à compléter les dispositions de l'article 61 Bis du Code pénal,se limitant à l'incrimination de toute atteinte à la sûreté extérieure de l'État, aux plans militaire et diplomatique, et n'englobe pas le domaine économique, en y ajoutant l'incrimination des personnes qui établissent, de manière directe et indirecte, des contacts avec  les agents d'une puissance étrangère ou d'une institution ou organisation étrangère, dans le but de les inciter à porter atteinte aux intérêts vitaux de la République tunisienne et à sa sécurité économique.

L'expression manière directe et indirecte m'intrigue . Que peut on considérer comme atteinte indirecte aux intérêts vitaux à travers l'établissement de contacts avec des parties étrangères ? Est ce que la participation dans des interviews dans le but de dénoncer des atteintes aux droits de l 'homme  tels que l 'emprisonnement injuste d 'étudiants et de journalistes est considéré comme tel? Est-ce qu'écrire à propos du pillage du pays et de la propagation de la corruption l'est ?Est ce que bloguer à propos d 'un trou dans la chaussée ou de la hausse du prix du lait en fait partie ?

Cette loi , ses buts et ses limites restent flous .D'autres  facteurs extérieurs montrent que son adoption en ce moment confirme que son but majeur est de faire taire les opposants et les voix critiques.

NB: On passe souvent de nouvelles lois , on adopte souvent des amendements à des vieilles loi . Mais charge rarement ,pour ne pas dire jamais ,des ministres  et des hauts reponsables de se déplacer aux quatre coins du pays pour en parler.

Solidaire avec Fehem Boukadous Solidaire avec la liberté d 'expression


En Tunisie ,voir des journalistes jetés en prison devient la règle . La confirmation  en appel de la peine de prison de 4 ans prononcée en première instance  à l 'égard du journaliste Fehem Boukaddous  est une autre preuve de la situation de la liberté d'expression  et des  droits de l 'Homme en Tunisie  . Tu parles différemment tu es un criminel ! Tu exprimes tes opinions tu es en prison ! Tu révèles des vérités dans le cadre de ton travail de journaliste , oublie ta liberté ! 
The Tunisian Girl est solidaire avec Fehem Boukadous , avec les étudiants emprisonnés  , et avec tous les prisonniers d'opinion .

mercredi 7 juillet 2010

OH FEMMES !



Conscientes ou inconscientes certaines personnes n 'arrêtent pas de  traiter  la femme comme un être inférieur et d'agir envers  d'une manière dégradante. Notre société continue à accorder un traitement favorisant les hommes et assujettissant les femmes surtout du point de vue  des usages et des coutumes. Je ne vais pas parler des droits et des lois puisqu'on va me rappeler les acquis de la femme tunisienne ;on va me dire que la femme tunisienne jouit de certains droits que même les femmes des pays développés n'en jouissent pas.Je dirai oui sur les documents  officiels ; sur les papiers officieux c 'est toute une autre histoire . Je ne vais pas parler de l 'égalité de l 'héritage ici pour qu'on ne me sorte pas l 'argument religieux et pour qu'on ne m 'accuse pas de blasphème ( je le ferai un autre jour ce n 'est pas mon sujet là ).Je ne vais pas parler de l 'égalité des sexes , non non je ne suis pas aussi optimiste que ça .


Je vais parler du quotidien de la femme tunisienne .Dés qu'elle sort dans la rue cette pauvre femme est exposée à tous genres d' harcèlements moraux , voire physiques. Dans la rue cette femme est soit insultée gratuitement , soit abordée avec un vocabulaire misérable . "Malla bzezel" ( Oh quels seins ?)  , "malla za3ka" (Oh quelles fesses?), ou "ya bzezel!" ( toi seins !) , sont toutes des expressions que la femme tunisienne entend quotidiennement sur le chemin du boulot , dans la cours de récréation de son université , dans le train ou dans le bus ( je vais revenir aux moyens de transport plus tard ), en faisant son shopping , ou en sirotant son jus ou buvant son café sur la terrasse d'un café . Sous d 'autres cieux , ceci est un crime qui doit être lourdement puni  . Ici ça fait partie des habitudes , des normes , des traditions même. Chaque fois en passant dans une rue de Tunis , je sens que certains yeux sont entrain de me dénuder.Parfois, je m 'installe sur la terrasse d'un café rien que pour observer les gens . Parfois , ça m 'arrive de rire toute seule devant les hommes qui oublient leurs discussions ou versent leurs cafés en  bougeant pour observer les fesses d'une femme . Oh , mon Dieu, ils ont un grand faible devant cette partie du corps !

Revenons aux moyens du transport public  , dans les moyens de transport public la femme est harcelée physiquement . En effet , elle est exposée à des attouchements sexuels( dans notre dialecte "talhim " ) . Personne ne réagit et le comble c 'est que si cette femme régisse ou dénonce le coupable , elle sera le coupable . Elle sera insultée et traitée de tous les noms dégradants qui puissent exister sur terre . C 'est sa faute à elle si elle est belle ,attirante , et Provocante ( même si elle est en jeans et t-shirt)  . Un jour une cousine m 'a racontée sa mésaventure dans le métro . Elle allait à son université  en métro le matin , vous pouvez surement imaginé les conditions dans les métros le matin _ on peut s'estimer heureux  si on trouve un petit ou placer ses pieds ) quand elle a senti quelqu'un se frotter contre elle . Elle a essayé de s'éloigner un peu , de changer de position pour l 'éviter mais le bon monsieur insistait pour atteindre son orgasme. Les gens se sont aperçus de ce qui se passait mais personne n 'a bougé le petit doigt .La pauvre a séché les cours ce jour là et est rentrée à la maison . Les incidents sont multiples.

Même dans les milieux dits d 'élite , cultivés et progressistes , la femme est maltraitée . J 'entends souvent des histoires de maris humiliants leurs femmes , les tabassant violemment . J'ai tant entendu des hommes se disant progressistes parler de la FEMME comme d'un objet et  l 'insultant. Des expressions du genre  :" j 'ai couché avec cette pute" est une expression courante surtout sur les tables des bars ou ces pseudo-militants prétendent militer . Les hommes qui jouent le rôle des défenseurs des droits et des libertés des femmes sont les plus violents et féroces quand il en vient à battre une femme ou à l'insulter . Ils ne reculent devient rien .

On oublie souvent que cette FEMME c 'est la mère , c 'est la sœur , c 'est l'amoureuse , c 'est la camarade , c 'est la fille c 'est la militante , c 'est la moitié de la société qui essaye  de pousser cette société vers le progrès , vers une situation meilleure


lundi 5 juillet 2010

Ma rencontre avec Noam Chomsky




L 'année universitaire dernière je suis partie séjourner aux États Unis d 'Amérique et plus précisément dans  l 'état du Massachusetts  à Medford prés de Boston , grâce à une Bourse Fulbright .  J 'enseignais et je prenais des cours simultanément à l 'université de Tufts .  

J 'étais vraiment contente car j 'avais l 'opportunité d'enseigner , étudier , et habiter à quelques kilomètres de la majestueuse Université de Harvard   , de l 'Institut Technologique du Massachusetts   (MIT)ou travaillait  Noam Chomsky (le fameux linguiste, philosophe, et activiste Américain) ainsi que d 'autres universités bien connues et réputées dans le monde entier .

Faisant des recherches en linguistique je me suis fixée le but de rencontrer Noam Chomsky . Arrivée depuis déjà deux moi aux USA j 'avais déjà appris à utiliser internet pour tous les services dont j 'avais besoin . Je suis allée sur le site Internet de l 'MIT, et j 'ai cherché l 'adresse e-mail de ce monsieur . (j 'ouvre la parenthèse ici pour dire que nos universités devraient penser à établir leur propres sites internet pour faciliter  la vie des étudiants , des professeurs , des administrateurs , bref de tout le monde) . Et en quelques clics , me voilà  lui écrivant un e-mail m 'introduisant et lui demandant un RDV. Et grande fut ma surprise quand Chomsky a répondu le même jour .

Quelques jours après j 'étais à la recherche de son bureau à l 'MIT . Une fois la bas, son secrétaire m 'a reçue en me priant de ne pas dépasser les 10 minutes avec le professeur Chomsky . Quand je suis entrée dans son bureau celui ci me reçut chaleureusement .Je fus surprise de me trouver devant une personne une personne si humble et si gentille . Les 10 minutes se sont rallongées à 30 minutes. Durant lesquelles on a parlé de tout et de rien commençant par la linguistique et finissant avec l 'activisme . 

Quand il m 'a parlé de la Tunisie , j 'ai eu l 'impression que ce monsieur connaissait mon pays plus  que je ne le connaissais . Il était au courant des détails de tous les développements historiques , sociaux, économiques , et politiques de mon  Bled .Ils connaissait le nom de plusieurs villes et villages tunisiens .

Mes trente minutes avec Noam Chomsky , furent les meilleures de tout mon séjour aux États Unis . J 'avais enfin pu voir mon idole que j 'ai découvert tardivement pendant mes premières années à la faculté des sciences humaines et sociales de Tunis .



مجرد رأي

نحن شعب لا يتعظّ من ماضيه و لا يحفظ دروس التاريخ و كأنّني بنا شعب قصير الذاكرة أو دعوني أقول معدوم الذاكرة. تستهوينا بعض عروض التهريج في مج...