mardi 13 juillet 2010

L 'ouverture du FIFAK




Arrivée à Kélibia l 'après midi_ après un long voyage "périlleux " fatiguant puisque j 'ai fait la gaffe de prendre le bus normal et non pas le bus confort et puisque le convoyeur a choisi de me servir en dernier lieu car je lui ai  présenté ma carte handicap (et moi qui croyait que les handicapés sont les prioritaires ). Un long voyage dans les odeurs nauséabondes  de sueurs . Un long voyage dans la nausée causée par les secousses  du bus.Le café de la Maison du Peuple, était plein .  Et nous voici partis dans une longue partie d' embrassades et de salutations longues et des discussions infinies , et de questions habituels après une longue année d'absence. A la rencontre de Saif un jeune  activiste de Kélibia , mon défaut d 'activiste est réapparu , malgré ma ferme résolution à partir en vacances pour me reposer . Nous sommes entrés dans une discussion concernant l 'histoire de la privatisation des plages de Kélibia et nous avons décidé de suggérer à Lobna Noomene qui assurait le spectacle de l 'ouverture du FIFAK de passer un message aux responsables.

Le soir, certes les festivaliers  de cette 25 ème session du FIFAK étaient moins nombreux que ceux de la session précédente mais l 'ambiance était magnifique . A l 'entrée du théâtre un bon fond de musique m 'a attirée : le luth et la belle voix du Cheikh Imam m 'ont ensorcelée . La présence excessive des policiers m'a dérangée.




Après les longs discours habituels et ennuyeux  des responsables, la soirée a commencé avec la belle chanteuse engagée et l 'amie Lobna Noomene , qui a commencé avec une chanson dédiée au Liban et a enchainé avec des chansons du cheikh Imam , les spectateurs l 'ont accompagnée  chaleureusement quand elle a interprété : "AL BA7R byedh7ak lih" et "Ettanbour" . Certains festivaliers se sont levés et ont chanté avec elle à fond . Lobna a aussi émérveillé tout le monde avec sa chanson "nari ala layam" , une chanson qu 'elle a chanté auparavant avec le groupe Bellamara  


Lobna a enfin passé un message contre la privatisation des plages de Kélibia  après l 'avortement d 'une action t-shirts blancs pendant le festival .

Le film de l 'ouverture , "Mariage à 3 visages" du réalisateur Martiniquais  Pierre Laba racontant l 'histoire de Amoin, petite villageoise d’un bled perdu de Bobo-Dioulasso, qui va voir son quotidien bouleversé quand ZASS, son cousin photographe ambulant qui rêve de partir en Europe, va arranger un mariage sur Internet avec un homme blanc qu’elle ne connaît pas. Se voulant, plus royaliste que le roi, Amoin va mul-tiplier les ratés et les maladresses à l’arrivée de cet homme au grand désarroi de ZASS qui voit son rêve de partir s’envoler petit à petit. Il décide de prendre les choses en main avec l’aide de son ami Streev, un expatrié en vacances, jusqu’à l’obtention pour Amoin et pour lui d'un visa, n 'a pas réussi à convaincre l 'audience . Le théâtre s'est vidé progressivement et on entendait des critiques ici et là .

Après des discussions devant la maison du peuple _j'ai pu rencontré Traek Kahlaoui et Barbach _, que la fête commence , nous voilà dans l 'état habituel d 'errance entre les hôtels de Kélibia . On hésite 100 fois , et on fait l 'aller-retour 100 fois avant de nous installer dans l 'un des hôtels pour une longue soirée de musique . A la Belle Étoile , Bendirman et Lobna Noomene étaient au RDV pour une belle soirée de musique .

A l 'aube c 'est le moment, d 'aller à la plage d'El Fatha" , le moment de continuer la soirée ; un maillot , quelques bières ou autre boisson , une guitare ou un luth font l 'affaire  . Un feu de camp fut allumé et la folie s'était installée: des rythmes fous de musique . Bob Marley et Gnawa Diffusion étaient de la partie à travers leurs chansons : Get up Stand Up et Clandestino ont fait entré les foules en trance.

Personnellement je m'étais  amusée à prendre des photos  et à discuter calmement avec mon ami Nazih en admirant un lever magnifique du soleil  .


Et une photographiant une mer magnifique tout en pensant à la douloureuse éventualité de sa privatisation.

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