jeudi 14 juin 2012

Immigration en Italie et encadrement diplomatique et consulaire Les doléances d’une communauté d'immigrés en quêted’interlocuteurs

J'ai reçu cet appel d'un Tunisien résidant en Italie et j 'ai vu qu'il est de mon devoir de le diffuser:


Immigration en Italie et  encadrement diplomatique et consulaire

Les doléances d’une  communauté d'immigrés en quêted’interlocuteurs




 La situation de la communauté des immigrés tunisiens en Italie, est l’une d’entre les plus délicates parmi l’ensemble de toutes les communautés d’immigrés tunisiens en Europe.

C’est une commaunauté candidate à une attention conséquente de la part des institutions et des responsables acteurs de la politique étrangère et de la tuelle des intérêts du citoyen tunisien, où qu’il soit de par le monde.

L’attention que requiert notre communauté est justifiée par sa vulnérabilité, car souvent soumise aux aléas d’une politique migratoire italienne intimement liée aux choix et aux surenchères politiques pratiqués par les différents gouvernements successifs et les différents protagonistes de la politique italienne sur la peau de l’immigré.

C’est ainsi, qu’à part les dossierscoutumiers et chroniques en attente de réponses et pour lesquelles desinitiatives ont été immaginées par Monsieur le Secrétaire d’État chargé de l’immigration, sont intervenus les affaires que l’on connaît depuis larévolution.

Telles que l’arrivée massive de jeunes“clandestins” à Lampedusa, leur conditions de séjour et d’accueil dégradantes et inhumaines, la manière dont ils ont été traités, l’attitude qu’a adopté l’autorité diplomatique et consulaire à leur égard...

À ce sujet, nous rappelons que des initiatives personnelles émanant de membres volontaires et bénévoles de notre communauté, ainsi que de certains agents du corps consulaire ont permis de répondre dans un contexte tragique à un certain nombre de besoins de ces immigrés...

Ça a été l’occasion pour nous de découvrir et de vérifier tout l’intérêt qu’il y a à entretenir des rapports étroits de collaboration, de coordination et d’échanges continus d’informationsentre d’une part notre communauté représentée par les volontaires et les différentes associations  regroupant  les immigrés et les intervenants officiels de tous bords, d’autre part.



C’est dans cette optique de coopération et de rapprochement du service consulaire, que nous sollicitons la mise à jour des méthodes de travail, en invitant les responsables à adopter un moyen d’interaction continue, à travers un site web consacré de type professionnel ou à défaut, l’adoption d’une page de réseau social virtuel tel que “FACEBOOK”  pour permettre au citoyen immigré de se mettre en contact direct avec l’autorité consulaire et interagir en temps réel avec elle.



Nous soulignons, à cette occasion notre attachement à l’indépendance et à la neutralité de l’administration et refusons l’intérférence des choix politiques et idéologiques des uns et des autres dans ce genre de rapport qui doit être direct et exempt de l’influence de qui que ce soit, en dehors du tissu associatif civil.

C’est ainsi, et conformément aux nouvelles valeurs de dignité et de liberté acquises après la révolution, que nous revendiquons notre droit à une citoyenneté active et participative et souhaitons vivement voir disparaître à jamais les discriminations des accueils des doléances des uns et des autres sur la base de l’appartenance à un parti qu’il soit au pouvoir ou à l’opposition.

Cela étant dit, nous demandons des éclaircissements urgents, au sujet des jeunes immigrés disparus desquels on continue à ignorer le sort,  et exprimons notre plus grande préoccupation et notre solidarité avec leurs membres de familles et spécialement leurs mères dont certaines sont venues sensibiliserles uns et les autres, ici même sur le sol italien.

À ce sujet, nous déplorons la manière dont a été traité le dossier par les autorités diplomatiques et consulaires, notamment,  Messieurs l’ambassadeur et le consul de Tunisie à Rome.

Aussi, demanderions nous une entrevue urgente avec son excellence l’ambassadeur de Tunisie à Rome pour qu’il puisse nous fournir les dernières mises à jour concernant ce sujet.

Nous déplorons la manière dont est dirigé actuellement le centre culturel de Tunisie à Rome, et souhaitons une rupture claire et nette avec les méthodes qui ont caractérisé sa gestion par le passé et demandons des éclaircissements à se sujet dans la perspective d’une mise à niveau du système et des mesures de communication, d’encadrement et de programmation, dont il fait l’objet.


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