mardi 28 juin 2011

Artistes , avocats et pour finir le peuple entier !! (By Zohra Ben Khoud)

Grande fut ma décéption quand j'ai entendu parler des attaques faites par les extremistes pour bousiller la projection du film " ni allah ni maitre " . Si on est contre ce film , si on n'a pas aimé ce film , on pourra le dire avec toute modernité et avec toute politesse . Je suis censé casser et frapper pour montrer aux gens que je suis contre telle ou telle chose ?! et encore pire , on fait ce genre de geste au nom de ma religion , au nom de la tienne ,au nom de la sienne , au nom de la votre , au nom de la notre . Pourquoi on nuit autant à l'image de l'Islam ? l'Islam c'est la paix . Oui c'est la paix . Pourquoi les gens ont peur de fréquenter les musulmans . Pourquoi je deviens terroriste moi ? Je pleure ma religion , sincérement . et c'est tellement honteux pour ce peuple , pour cette tunisie qui a dit NON à un dictateur , mais qui doit encore dire NON à la nouvelle dictature qui va opprimer mon beau pays au nom de la religion . On ne s'est pas contenté d'attaquer les artistes mais aussi les avocats . Pourquoi ? parce qu'ils défondaient ces artistes ? Je ne comprends pas ce qui se passe . On est en Tunisie , on n'est pas en Afghanistan , on n'est pas en Algerie . Laissez la Tunisie vivre en paix . Pour la premiére fois je vais écrire cette phrase " le dictateur est parti mais la dictature reste encore " mais cette fois-ci , il s'agit d'une nouvelle dictature . Une dictature au nom de la religion , cette religion qui est connue par ses bons principes .
Bonne chance à tous ceux qui révent de voir la Tunisie enfin libre , libre de toute sorte de dictature .

Non à l'Islam Politique, Non à la Violence Faite au Nom de l'Islam

Quand j 'ai dénoncé l'islamisme extrémiste on m'a traitée de mécréante et on a même demandé qu'on m'égorge. Voilà maintenant en moins de Trois jours des agressions contre des civiles sont été mises en œuvre  au nom de l'Islam. L'islamisme c'est l'islam politique , l'instrumentation de l'islam pour des fins politiques. Et ce que nous vivons aujourd'hui c'est un peu cela. 

Il y' a trois jours:une attaque sur une salle de cinéma qui projetait deux films dans le cadre d'un événement appelé : "Touche pas à nos créateurs" organisé par le collectif d'associations 'Lam Echaml'. Des gens ont été tabassés et blessés dont le propriétaire de la salle et mon père. La salle a été endommagée...La police n 'a pas agi ...

Une deuxième attaque sur la personne de Mr Kamel Jendoubi ...

Aujourd'hui une attaque devant le palais de Justice de Tunis qui a visé les avocats qui s'occupait du procès de l'attaque sur la salle de cinéma. Des avocats ont été sauvagement agressé dont mes deux chers amis: Abdennaceur Aouini et Leila ben Debba. Il parait que Maitre Aouini est dans un état critique.... La police n 'a pas agi à temps ...

Un bilan très lourd ...
 
On parle d'islamistes, de salafistes,  mais on parle aussi d'ex membres du RCD qui agissent comme étant  des islamistes. Ces agressions sont faites au nom de l'Islam. L’islam une religion de pardon et de fraternité est salie par de telles actions . C'est pour cela que nous devons tous agir ensemble et mettre fin à l'utilisation d l'islam pour des fins politiques. Séparons le politique du religieux, ne soyons pas très susceptibles aux mensonges et aux rumeurs   que ces personnes qui ne cherchent pas le bien de notre pays  essayent de faire circuler concernant l'islam et la politique. Exigeons la poursuite en justice et  la punition de ces personnes qui essayent de semer la pagaille dans notre belle Tunisie. Trouvons ensemble les vrais coupables...

lundi 27 juin 2011

Malaga: Premières impressions

Depuis hier  je suis à Malaga avec Slim Amamou. Nous participons à un colloque portant sur les technologies  de l'action sociale  l'e-stas

Dés notre arrivée à l'aéroport de Malaga, les ennuis ont commencé . En effet, nous avons mis une heure pour retrouver nos valises. Et nous n 'étions pas les seuls dans cette situation. Au moins une dizaine de passagers n 'ont pas pu retrouver leurs valises et c'est ce qui m'a poussée à me blâmer à cause de toutes les injures et les insultes que je vomissais  contre les ouvriers qui s'occupent des bagages à l'aéroport de Tunis Carthage -et que je gardais pour moi même , chaque  fois ou je passais par là. Ils conyinuent à faire leur grève depuis des semaines. Les organisateurs du colloque nous ont confié qu'en Espagne la règle c'est de perdre ses bagages.

Une fois à l’hôtel Slim et moi sommes sorties pour manger un bout et découvrir la ville. Nous avons suivi les indications de nos organisateurs. Notre point de repère une  rivière sans eau .





Malaga est une petite ville sympathique avec une belle architecture et beaucoup de verdure.





Pour le déjeuner nous avons choisis un restaurant ou on sert des fruits de mer ainsi que des plats typiques de Malaga. Et c 'est là que nous avons découvert que le service n'est pas vraiment bon à Malga. Nous avons du attendre plus de 45 minutes pour que le serveur note nos plats. Mais bon en dégustant les fruit de mer frits j'ai oublié ma colère. La paella par contre était trop salée. 
Puis nous avons fait une petite ballade. Je voulais visiter la plage et on nous a indiqué celle appelée Malagueta.


Sur la route nous avons traversé un jardin public plein de différentes espèces  végétales  au point de ressembler   à une foret tropicale. Des statuettes décoraient tout l 'endroit et Devinez quoi nous sommes tombés sur une statuette qui représente bien une certaine catégorie de Tunisiens: les Bendirmen. La cerise sur le gateau, un lit de plantes mauves ...



Le soir pour manger on a vécu la meme longue attente.....

Quelques reflexions à propos de l'agression contre l'AfricArt by Sadok Ben Mhenni

 Hier la salle de cinéma l'Afric'Art a été attaquée par des individus qui se disent défenseurs de l'Islam - je ne peux même plus utiliser le mot islamiste comme certains Tunisiens ne font pas la différence entre islamiste et musulman. Des personnes qui sont venues soutenir nos artistes tunisiens et défendre la liberté d'expression ont été sauvagement agressées. Mes parents y étaient, mon père a été agressé avec du gaz, avec  Mr Habib Bel Hedi, ils essayaient d’empêcher ces brutes d'entrer dans la salle.  Le texte qui suit est un ensemble de réflexions qu'il a écrit suite à cet incident:


Il faudrait à mon avis analyser l'agression qu'a subi AfricArt aujourd'hui avec beaucoup de calme mais aussi avec beaucoup de lucidité.Et dans plusieurs directions.Pour commencer à y contribuer je formule les interrogations suivantes:
-Qui sont les agresseurs?qui les mobilise?qui les organise?(car ils étaient bien organisés)Représentent-ils vraiment juste une toute petite minorité?Existe-t-il parmi eux des gens qui ont participé aux tentatives de perturbation perpétrées lors d'autres événements(manif pour la laicité,manif pour les droits des femmes)?
-pourquoi la réaction de la police s'est-elle caractérisée par sa timidité (présence de deux agents en civil qui ont certes essayé de faire de leur mieux pour contenir les agressions parle dialogue mais qui ont fini par être débordés et par se retirer)puis par son retard(l'intervention n'a eu lieu qu'une fois les agresseurs ayant brisé les portes,violenté des présents,utilisé du gaz,terrorisé les spectateurs jusque dans la salle) et par un certain degré d'inefficacité(puisque seuls 4 à 8 assaillants ont été arrêtés)alors qu'on était en plein carré de sécurité et que dans toutes les rues et ruelles environnantes il y avait une présence policière assez importante et alors que le show des agresseurs a duré assez longtemps et a fait beaucoup de bruit?
-Les participants à l’événement(organisateurs,gérants de la salle et spectateurs)auraient-ils mieux fait d'assurer à leur action plus de sécurité auto-organisée pour contenir les assaillants et remplir le vide qui n'était qu'évident?

Pour que ces interrogations soient plus claires j'ajouterai les précisions suivantes:
-les assaillants se distinguaient par leur accoutrement et se baladaient armés de gourdins,de gaz et, selon leur dires,de couteaux ,mais ils avaient aussi des caméras et des appareils photos que certains d'entre eux ne cessaient d'utiliser.Ils chantaient bien leurs chansons.Ils étaient jeunes pour la plupart mais il n'y en avait qui étaient moins jeunes.Une jeune fille a joué les éclaireurs et une autre a été particulièrement agressive.Il y avait derrière une femme (mais est-ce sûr?) en niquab .Des menaces accompagnées de gestes ont été proférées contre l’équipe de sécurité de la salle tout d'abord puis contre d'autres personnes.le verbe "égorger" a été généreusement utilisé.
-les organisateurs,des spectateurs et même des passants ont longuement et patiemment tenté de raisonner les assaillants.Une passante-une dame voilée d'un certain âge s'est particulièrement distinguée en la matière.
-aucune réaction violente n'a été constatée de la part des agressés.Même Habib Belhadi sauvagement mis par terre,piétiné,roué de coups (de poing, de pieds,de barres en aluminium) et gazé n'a fait que se protéger.Je lui fait ici mes excuses pour n'avoir pu lui assurer le secours nécessaire.
- la salle a été vraiment merveilleuse,brave et lucide.Les gens qui sont venus de toute part dès qu'ils ont été informés de l'agression l'ont été aussi.Je les salue tous mais je salue en particulir nos tunisiennes qui ne cessent de nous surprendre et qui sont notre rempart contre la régression et l'obscurantisme.

Mes propos ci-dessus s'adressent à tout le monde et en particulier :
-aux progressistes de tout bord fiers d'être tunisiens et heureux de pouvoir enfin se battre pour leur liberté de citoyens à part entière,
-aus forces de l'ordre avec lesquels on a défilé pour un nouveau statut et de nouveaux principes et qui ont juré qu'ils seront à tout jamais au service de leur peuple
-aux journalistes,communicateurs et aux partis politiques qui devraient se prononcer de façon nette et précise sur les questions de la violence politique, de l'agression perpétrée sur des artistes,poètes et gens du peuple sous couvert de religion
-au gouvernement qui devrait s'atteler à mettre fin à la violence d'où qu'elle vienne

Mais par ce que j'ai écrit ci-dessus je m'adresse surtout à notre jeunesse qui saura,je n'en doute point,comment s'en sortir et comment mener la transition démocratique à bon port.
A la fin j'avoue que cette après-midi j'ai beaucoup eu les larmes aux yeux et que ma gorge était nouée.Pas à cause du gaz que j'ai reçu en plein visage.Mais du fait de l'émotion qui m'a envahi l'âme en constatant la solidarité,la détermination et le courage des présents.Et parce qu'encore une fois je me suis senti responsable de ne pas avoir suffisamment fait pour les générations actuelles et futures.

N'ayons pas peur , allons dans les cinémas, théâtres, salles de concert régulièrement ... Ne laissons pas tomber nos droits ... Mobilisons nous .

vendredi 24 juin 2011

تدوينة الى سوريا

أتكفي تدوينة واحدة للحديث عن الجرائم الواقعة في سوريا الان؟ 
أ هناك  من الكلمات ما يعبّر عمّا  يحسّ به الانسان  الشريف كلما طالعته المشاهد الفظيعة لمجازر نظام بشار؟
سوريا سوريا انا اسفة فنحن لم نوفك حقّك فلقد  سرقنا الصراع من اجل حريتنا المسلوبة
لما يصمت العالم؟ لما تتواطؤ الحكومات ؟
سوريا انت في القلب و ان عجزنا عن ايفائك حقّك
يا ابناء سوريا اصمدوا فاذا ما الشعب يوما اراد الحياة فلا بد ان يستجيب القدر و لا بد لليل ان ينجلي و لا بد للقيد ان ينكسر
قاوموا فالجرية غالية فالحرية تفتك و لا تعطى

Coup de Gueule

La France continue a nous faire tout un plat à cause des immigrants clandestins tunisiens. Des  Tunisiens qui sont maltraités dans le pays de la liberté, l'égalité, et la fraternité.  Des Immigrants  qu'on chasse de tous les abris et qu'on abandonne dans la rue, dormant à la belle étoile ... Ils sont pour la plupart du temps, harcelés, interpellés,  et mis en garde à vue ...

Quelques jours après le 14 Janvier  le traitement des Tunisiens  dans les aéroports Français a été exceptionnel. On les respectait et les félicitait pour l'accomplissement d'une révolution. Ces dernières semaines, j'ai remarqué un retour à l'humiliation et au contrôle excessif  de tous les passagers arrivant de la Tunisie.

Mais qu'en est il des réfugiés libyens et autres qui arrivent en Tunisie chaque jour? Est ce que l'intervention internationale est suffisante? Est ce que l'aide humanitaire les suffit? Pourquoi on n'en parle pas assez? Pourquoi ces pauvres personnes sont oubliés de tous les pays qui se disent garant des droits de l'Homme...

L'été est là. La chaleur est déjà au rendez-vous:  une chaleur exceptionnelle. A la capitale on en souffre alors que dire de ces personnes qui sont en plein milieu du désert? Dans des conversations avec des amis qui sont originaires de la région frontalière entre la Tunisie et la Libye l'éventualité d'une catastrophe humaine n' a pas été exclue. La région connaîtra sûrement une pénurie d'eau potable... Des gens mourront de soif...

Parmi les réfugiés: des femmes, des nourrissons, des enfants et des personnes âgés. Ils ont besoin de conditions spéciales...d'un minimum d'hygiène de vie...d'une bonne nourriture équilibrée...

Oui mais pour la France et pour les autres pays occidentaux aider ces personnes n'est pas une priorité. La priorité pour Sarko c'est d'assurer un deuxième mandat... Sa priorité c'est de chasser les quelques immigrants clandestins du pays de la liberté...et des droits de l'Homme.

mercredi 22 juin 2011

الى قصي في ذكرى وفاته الاولى



قصي عجزت هناء عن الكتابة اليوم فها انا احاول ان اخط لك بعض الكلمات




اعرف انك هنا بيننا

نتذكرك في اغاني فيروز
نتذكرك  و نحن نتامل امواج البحر
نتذكرك كلما تناهى الى مسامعنا صوت قيتارة

نتذكرك في نظرات هناء و في كلماتها
 تغيرت بعض الاشياء منذ رحلت نجحنا في طرد الدكتاتور و لكن دكتاتوريته لازالت قائمة
هناء كانت في الصفوق الاولى في مقاومة زعبع و لك ان تفتخر بها
 اقلقتهم فحاولوا الاعتداء عليها
ربما نجحوا في الاعتداء على جسدها و لكنهم لم يحطوا من عزيمتها
لقد خرج الشعب الرائع في يوم واحد و صرخ ارحل يا زعبع
قمنا بالقليل و مازال الكثير
و لكننا سنكمل الكريق
رايتك في نظرات علاء و في كلمات والديك
ارقد في سلام فانت هاهنا بيننا في افكارنا و في قلوبنا لذلك اقولها مرة اخرى
لقد تغلبت على الموت و ها انت هنا

mardi 21 juin 2011

((DEUTSCHE WELLE BEST OF BLOGS AWARDS 2011 LAUDATORY SPEECH - (CLAIRE ULRICH - GLOBAL VOICES IN FRENCH)


((DEUTSCHE WELLE
BEST OF BLOGS AWARDS 2011
LAUDATORY SPEECH -
(CLAIRE ULRICH - GLOBAL VOICES IN FRENCH)
To:Lina Ben Mhenni, BLOG "A TUNISIAN GIRL" - Best blog 2011




Ladies and Gentlemen,
I am very honoured to present the Best of Blogs awards for Best Blog in 2011 to Lina Ben Mhenni, whose blog, "A Tunisian Girl", was selected as best blog in Bonn last April by an international jury. Before congratulating Lina, I would like to thank Deutsche Welle and the BOBs awards. They are not only a showcase, but an asylum, a shelter, for blogs across the world that are not necessarily trendy, popular or “liked” on Facebook, but are very important.
On December 23rd 2010, when everyone was very busy with the holidays, a handful of Tunisian bloggers wrote for the first time about a remote town in Tunisia that no one had ever heard of, Sidi Bouzid. People there were angry, and were taking to the streets. Out of despair, a young man had set himself on fire a few days earlier: his name was – is – Mohamed Bouazizi.
Very few Tunisians knew what had happened in Sidi Bouzid, because Tunisian media and the Tunisian web were censored.
No one knew then it would make history, and ignite what is now called the “Arab spring”. But Lina Ben Mhenni was one of those Tunisian bloggers who took notice.
When she opened her blog “A Tunisian Girl”, in 2008, Lina wrote in her profile: “Assistant teacher in the Linguistics department of the University of Tunis, and a blogger, mainly blogging about freedom of speech and human rights”. That was not - and is still not - the shortest route to becoming a popular blogger, but she probably did not care about her  blog stats... her blog was censored, invisible to most Tunisian eyes.
Although I've never met Lina Ben Mhenni "in real life" before today, I feel as if I have “known” her for a long time.  Such is the new vocabulary, and power, of online media. Over the years, reading her blog, here are a few things I’ve learnt about Lina:
  • She would like to look  her real age, and not 18
  • She feels lonely and sad at night in foreign hotel rooms.
  • She wears bright colored shoes with bright socks. The pictures are on her blog.
·       She understand the Egyptian Arabic dialect, thanks to the Egyptian TV soap operas
·       She is a compulsive writer. Before opening a blog, she used to get up in the middle of the night to scribble down a thought or two on a piece of paper.
·       She is shy and most at ease expressing herself behind a computer screen, not in a crowded room.
·       The word Militant ("activist") is a sacred word for her, and she does not deem herself worthy of the title.

Most importantly, we, the readers of her blog, know this:
We know that Lina is "difficult ":
She never satisfied herself with the Tunisia pictured in the glossy tourist and official brochures: sunny beaches, jasmine and olive groves. She did not think that living in a country at peace, where most people had enough on their plate to eat, was enough. She wanted more. An end to students doing jail time for a protest poster,  an end to death from torture in secret prisons, an end to the white 404 error page of censorship on her computer's screen. And since the Ben Ali regime was toppled, she continues being “difficult.” She questions where the "new" Tunisia is going.

We know that Lina is fearless:
During those first days of January, she went beyond blogging about demonstrations, repressions, snipers on the roofs, live bullets. It was a situation that was quickly getting out of hand.
She drove to the far-away towns of  Sidi Bouzid, Kasserine, armed with a cell phone that took pictures, a laptop, a roaming internet connection key, to document the repression and killings before the police and Ben Ali’s local men wiped away the evidence.

We know that Lina is loyal:
Thousands of nameless Arab citizens have lost their lives since January during the Arab uprisings. Lina still takes the time on her blog to remember these people: Manel Boallagui (26), a mother with two children; Raouf Kaddoussi (26); Mohamed Jabli Ben Ali (19); Moadh Ben Amor Khlifi (20); Nizar Ben Ibrahim (22). These are the people killed during January's riots in remote Tunisian towns. Their names have already been forgotten, save by their relatives and in their home towns, but Lina has not forgotten them.

And today, we know Lina is worried:
Last month, Lina wrote on her blog:  "Lately, I am worried, about one single thing: the Tunisia of tomorrow. How will it be? Who is going to manage the country? The people or a new dictatorship? I am worried, anxious… I am afraid of losing my identity, I am afraid of losing my rights as a woman. I am afraid of losing my freedom to think, to express myself, to dress how I wish. To talk. I'm afraid of losing my freedom of expression, which I have only recently torn away from them."
Six month have gone by since January, 14, 2011, when Ben Ali fled Tunisia. Just once in one's lifetime, to witness that the will of the people can topple a dictatorship is a heady but very pricey feeling. The Tunisian revolution, in which Tunisian bloggers played a part, has truly rocked the world and has set very high expectations. And it is now in troubled waters. There are talks of postponing the elections in Tunisia and Egypt. Libya is suffering. Syria is in hell. Bahrain is shocked into silence.
Dear Lina, ladies and gentleman, beyond this award that allows us to be together here, this is a crucial moment for bloggers and for us all living in these times of doubt. It's about choice. It's about trust. Who do we chose to trust?
In some countries, the Internet is a battle ground for political powers, where the issues at stake are bigger than us individuals. In this difficult moment, I would like to include in this laudatory speech all bloggers and netizens from around the world who strive to resist injustice. I hope that they will keep faith, and stay safe, as much as possible, because we need their voices. To journalists, and to the "people of the Internet", that is to say, all of us in this digital age, I say: stand by them. Not only because netizens are now absolutely essential to getting diversified and local information on an increasingly complex world, but because they are not pixels and pawns, they are our fellow humans.

samedi 18 juin 2011

Un vieux texte dédié à Emel Mathlouthi


Je re-publie ce post que j ai déjà publié sur le blog le défunt فردة و لقات أختها . Je le re publie pour moi , pour elle , pour répondre a des accusations que j ai reçu en messages personnels et e-mails.



Je me rappelle très bien d'un jour de Mars ou Avril 2005 lorsque j' étais sur un lit dans la salle de dialyse de l hôpital Charles Nicole et que mon père m' a appelée d'El Teatro pour me faire écouter une voix angélique. j étais supposée assister a la célébration du 40 ème jour du décès du regrette Noureddine Ben Khedher, mais le destin a voulu que cela se passe autrement . Le même jour il s'est avéré que mes deux reins ont rendu l âme .J étais triste non pas pour mes reins mais parce que je devais subir une dialyse au moment de la soirée . Mais larmes ont coulé quand j' ai entendu cette voix et jusqu'à aujourd'hui je ne sais pas si c' est Emel ou non . Mon père 'a dit que l'artiste est une belle jeune fille avec une guitare et qu'elle s'appelle Emel et qu il n'etait pas si sur de son nom. Après ma sortie de l hôpital j ai sauté sur la première occasion pour la voir en concert concert d Emel . C était a El Teatro a l occasion des journées de Chikh Imam et croyez moi c était la meilleure prestation que j ai vu de toute ma vie . Une grandiose présence sur scène , une simplicité incomparable, et surtout une voix angélique . Des paroles qui touchent le fond du cœur . Des paroles simples mais fortes.Emel chantait pour la liberté, Emel chantait pour les pauvres écrasés par un système politique pourri, Emel chantait pour l amour et pour la révolution.Emel jouait de sa voix comme elle jouait de sa guitare . Elle passait d une chanson romantique et douce a une chanson revolutionnaire et torride avec une grande aise .Et j etais ahurie par son interpretation des chansons du grand Chikh Imam . Elle leur a données une deuxieme vie, un second souffle!!!!J ai apprecié quand elle a dédié chayed 9oussourek 3al mazere3 a notre big brother national .J ai admiré son courage moi qui vivait dans un entourage de cons qui se moquaient de moi quand je lisais un livre que j'écoutais chikh Imam ou Marcel Khalifa, ou que je parlais de politique . Et depuis je ne ratais plus ses concerts .J ai cherche ses disques partout et j ai fini par obtenir certaines de ses chansons que j ecoute quotidiennement avec la meme joie , la meme tristesse. On dit que la repitition, la routine banalisent les choses mais ce n est pas mon cas avec les chefs d oeuvre de Emoula . Chaque fois que je re -ecoute une de ses chansons je la savoure plus, je la sens mieux . Le plaisir et la douleur s elargissent, se melangent , s approfondissent et se gravent dans mon coeur a jamais . Ses mots sont des maux qui donnent du plaisir. Sa musique semble venir d un autre monde plus humain plein de sensbilite et de sentiments. Et puis j ai encore apprecie ses chansons lorsque j ai assiste a son concert avec Sou . C etait notre premiere rencontre dans le monde reel apres maintes rencontres dans le monde virtuel de facebook . Ce jour la j ai savoure les chansons d Emel encore plus. J ai savoure sa chanson pour Gafsa et Rdeyef elle qui vivait en France et pouvait se desinteresser des maux de ce peuple mais qui s interessait aux malheurs de son pays quand d autres residant sur ce sol ne savaient pas que leurs freres sont tues par les balles de ceux qui sont aussi supposes etre leurs freres.Et une envie de rencontrer et de connaitre Emel la personne et non pas l artiste, etait nee en moi, j ai voulu lui parler, ecouter ses opinions , son histoire... car quelqu un qui produit de tels chefs d oeuvre doit avoir une histoire differente des autres histoires, une histoire exceptionelle,doit posseder une ame sensible.


Les rumeurs disaient 'Emel la personne etait arrogante ,hautaine ,et insolente mais je ne pouvais pas croire cela car une personne qui produit de telles chansons et qui non seulement chante avec sa voix mais avec tout son corps et ses traits aussi, qui chante avec son ame ne peut qu etre que quelqu un dote d une grande sensibilite et d un grand amour pour les autres .Et mes pensees se sont confirmees le jour je l ai vue connectee sur facebook et j ai engage la discussion avec elle . La j ai fait la decouverte d une personne modeste et patiente qui prend le temps d ecouter les autres, une artiste passionnee de son art et de son combat pour la liberte , la justice et l egalite.Et puis Emel a pris le temps de m envoyer des messages durant une periode de ma vie ou les choses n allaient pas vraiment bien , ou rien n allait bien et une amitie s est nouee entre nous. J ai encore appreciee Emel quand un soir Sou me l a passee au telephonne le soir ou je venais de debarquer aux Etats Unis.En entendant sa voix et quand elle m a chante a capella j ai pleure et cela m a soulage , m a delivre de ma tristesse moi qui venait de quitter mon cher pays que j aime tant pour tenter une nouvelle aventure.Emel tu m as dit un jour que le mot abandonner n existait pas pour nous.Oui je suis encore la malgre tous les inconvenients et les difficultes de ce que j appellerais un exil. Je suis encore la grace a Sou grace a toi et a tes chansons qui me poussent a resister, a lutter a produire a donner pour les autres. Au debut je chantais 5ayef mel wa9tWel wa9t twil5ayef lal wa9t Ye9ef W nhari yet3adda jem3a W ejjem3a tet3ada char 5ayef lal wa9t W s7abi tenseni 7yeti nestanna Fi w9yata far7a Maydoumech Feded mennes W ennes may7essouch Mayefhmouch N5af n5af N5af…mel we7da le ken dima wa7dil eken dima wa7di ma7bous fi kouret bellar lé twassel lé t5arraj 7ess ma7bous bel sket lé najem netkallem lé nekteb lé najem ntkallem lé n3abber eddar 7abs el chere3 7abs 7ytou la3bed Ahhh 5ayef mel mout kif mayeb9a chay 5ayef mel mout kif mayeb9a chay 5ayef la ythoub 7essi 5ayef lé ymout fanni 5ayef la nmout 5ayef la nmout 5ayef la nmout W ana 7ay Nmout w ana 7ay Nmout w ana 7ay Liken dima wa7di Liken dima wa7di Ma7bous fi kouret bellar Lé twassellé t5arrej 7es Ma7bous fel sket Nemchi fi tri9 mestwi Nemchi fi tri9 mestwi W el mestwi 7atta W el mestwi 7atta W el mestwi 7atta7atta lwin 7atta lwin 7atta lwin… J'avais peur de tomber dans l oubli j avais peurque mes amis m oublient mais maintenant je sais que mes amis mes vrais amis ne m oublieront jamais. Ces jours ci Je chante nehlef be3rag el banneia li yahbet 3al hjar idhoub welli rejlihom hfeya welli te3bou mel maktoub nehlef bimin el ba77ara bechams werri7 we s7ab ne7lef bel mouja el ghaddara la la 3la 7obbek ma ntoub la la ma nmell men so3bek 3lia nekteb esmek beddam fi idiaou nerja3lek dima dima dima ou mahma zar3ouli echouk fi thniya ou mahma layem 7abbet tohrob bia nerja3lek dima dima dima ou nesghi zar3ek be dmou3 3inaiaou mahma khontini enti 3ziza 3laia...chaque fois ou je suis dans l ascenseur dans le departement des langues ou enseigne ou sur le chemin de l université et que mon cerveau s envole envrs la Tunisie. Emel je me sens dans toutes tes chansons et surtout dima dima .Tounes dhalmetna ou plutot ness tounes dhalmouna ou houma zeda fihom chkoun madhloum ama yji nhar nwalliw fih a7rer ma y5afouch.Yji nhar nwalliw n9arerou fih massirna wna5tarou tri9na wa7adna.

jeudi 16 juin 2011

Le Pain un poème par Raymond Chermat



Le soleil brille
Un nuage passe
Un vent souffle
Les blés sont encore verts
Les verts changent de robes
Le soleil brille
Un nuage passe
Les robes se multiplient
Les couleurs aussi
Les ombres ondulent
Le lumières se poursuivent
Le soleil brille
Un nuage passe
Tout se déplace
Les blés dansent
L'orchestre est invisible
Le tango est réel en si
Les vents aussi
Mûrs sont les blés
Le soleil brille
Un nuage passe
Dorées sont les vagues
Les ors changent de robes
Un nuage passe
Les robes se multiplient
Ombres et lumières sont dorées
Une machine passe
Infernale hécatombe
Les épis tombent
Le tango n'est plus en si
L'or tombe en grain
Bientôt le pain
                                             Raymond ChermatDescription : http://msc1.s-sfr.fr/webmail/smiley/smile.gif

Samedi 15 janvier 2011


C'est un texte écrit par Pierre Bruneau au lendemain de la révolution tunisienne. Vous pouvez suivre son blog ici




Cette nuit, je me suis endormi étonné, et ce matin, je me suis éveillé tout aussi étonné.

Je vais souvent en Tunisie pour mes affaires.
J'ai dans ce pays de nombreux amis qui m'ont dit, la première fois que j'ai atterri à Tunis:
"Ici, tu peux dire tout ce que tu veux, mais tu ne dois jamais parler contre le Président..."

J'ai découvert un peuple paisible, accueillant, gentil, joyeux et aimant la fête, très éduqué, avec des cadres ayant fait des études supérieures, de très haut niveau pour certains, et parlant un excellent français hexagonal, un peuple entreprenant et travailleur, vivant dans un pays en excellent état de fonctionnement avec des infrastructures modernes et développées.

Mais j'ai également découvert un pays de délation, hyper-controlé par le pouvoir, avec, à ce que l'on m'a dit, une personne sur dix dans la police, d'une manière ou d'une autre.

Des portraits du président Ben Ali à tous les coins de rue, des policiers en uniformes ou des militaires à tous les carrefours, des policiers en civil dans tous les hôtels, des délateurs dans tous les endroits populeux.

Une opposition inexistante parce que jugulée, en prison ou en exil.

Tous les postes de responsabilité dans l'appareil de l'état tenus par des membres du parti du Président.
Tous les postes au plus haut niveau des affaires tenus par des membres de sa famille.

Rien, absolument rien, ne me laissait présager d'un quelconque changement de régime. Impensable, tellement la population vivait dans un état de soumission absolue à ce dictateur et à ses séides.

Et pourtant, en quelques jours, ce peuple excédé par tant d'années d'oppression et d'injustice, a secoué cette chape de crainte et de silence et a manifesté, au risque de sa vie, un courage insoupçonné, un courage vainqueur.

نشر الكتاب و تمويلات الكتاب و كتابة الكتاب و ادعاء تهجمي على الاسلام





منذ يومين صدر كتيّبي و لن أتجرّأ و أطلق عليه  اسم كتاب فهو لا يتجاوز الثلاثين صفحة و هو عبارة عن شهادة متواضعة عما عشته خلال الفترة الاخيرة كمدونة و ناشطة على الانترنات و لكني تحدثت عن مراحل سابقة عن و عي منّي بان تحركات ناشطي الانترنات في تونس غابت عن شريحة كبيرة  من التونسيين لانشغالهم بالكد من اجل لقمة الخبز التي جعل منها  النظام السابق الباقي شغلنا الشاغل فالهانا عن الاهتمام بابسط حقوقنا الانسانية الاخرى
 . 
 الكتاب  كان وليد لقاء لي مع الكاتب و المفكر و المناضل الفرنسي ستفان هيسال هو لقاء كنت تحدثت عنه من قبل على هاته المدونة -يمكن قراءة التدوينة هنا-ستفان كتب كتاب اغضبوا و الذي بيعت منه اكثر من مليوني نسخة و ترجم الى لغات عديدة و الكتاب دعوة الى التحرر من القيود و السعي الى الحرية و فيه تحدّث كثيرا عن فلسطين و دعا احرار العالم الى مساندة هذا الشعب المقهور و هذا ما عرّضه الى سخط الصهاينة الذين نظموا حملات على الانترنات لتشويه سمعته في اخر اللقاء اهداني ستفان نسخة من الكتاب و قد خط عليه بالفرنسية عبارة معناها يجب ان تحوّلي شعبيتك الى تحركات 
بعد مدة من اللقاء هاتفني ناشرا ستفان هيسال و عبرا عن رغبتهما في التكفل بنشر كتاب لي يتناول تجربتي التدوينية طلبت مهلة للتفطير ووعدتهما باعطائهما الاجابة خلال زيارتي لصالون الكتاب بباريس للقيام بتغطية للمشاركة التونسية هناك و بعد استشارة والدي و بعد الاتصال بناشرين تونسيين للتثبت من كل التفاصيل فيما يتعلق النشر قررت خوض هاته التجربة فلطالما واودني حلم الكتابة  و تم الاتفاق و بدات كتابة الكتاب في طروف صعبة فقد كان علي ان اوّفق بين عملي في الجامعة و نشاطي التدويني و السفر للمشاركة في محاضرات و الكتابة و لكنني بمساعدة والدي الذي كان يقوم باعمال المراجعة تمكنت من انهاء الكتاب في الاجال المحددة و هاهو الان ينشر في فرنسا و في اسبانيا و في المانيا و سينشر في تونس بالعربية قريبا

و لكن ماراعني الا و انا ارى بعض من التونسيين يتهجمون علي لانني نشرت الكتاب و يدعون انني استرزق من الثورة  كيف لي ان استرزق من كتاب يباع ب3 يوروات و هو سعر ابخس من سعر قهوة في باريس  نصيبي من الكتاب هو 8 بالمئة عن  كل نسخة تباع و اترك لكم عملية الحساب فانتم تهوون ذلك و انا هنا اتناول عنها و اعلن انني مستعدة للتبرع بها لتحقيق  كل اهداف الثورة فهي لا تعنيني يكفي ان ارى حب الناس لي في مناطق زرتها ايام كان بن علي يقتل شعبه و احببت اهلها و بادلوني الحب يكفيني ان اعيش بابتسامة ابي و نحن امام وزارة الداخلية يوم 14 جانفي و هو يتخلّص من ذكرى تعذيبه في ذلك المكان يكفيني حبي لتونس تبا لمن غاب عنه الجانب الانساني و مضى يبحث عن اوهام غير موجودة و مضى يتخيل  القصص و يؤ لف الاكاذيب  تبا لناس هاجموني و هم لا يعرفون شيئا عني

لقد عملت دائما على نشر كل ما اقوم به و ذلك في اطار الشفافية الكاملة فعاتبني البعض بدعوى انني اعرض حياتي الخاصة لجنون المتطفلين و لكن هكذا كان خياري  فقد بدات الكتابة باسمي و هكذا ساواصل رغم العواصف و رغم الجروح و رغم الالم 


بعد صدور الكتاب ادعى البعض تهجمي على الاسلام بعد مشاركتي في برنامج في قناة فرنسية و لكني تحدثت عن الاسلاميين و عن التيارات الظلامية التي تحاول الوصول الى الحكم في بلد كان الاعتدال شعاره الابدي نعم انا ضد التيارات الاسلامية الظلامية اقولها و اعيدها و لا تخيفني تهديدات البعض  لن اتراجع عن كلامي و لو كلفني ذلك حياتي 
انا امراة و لن اقبل بما يعرضه هؤلاء من مشاريع ظلامية لبلدي و ساحارب الى اخر قطرة دم الى اخر كلمة
تونس للجميع و التونسييون خليط من حضارات تعاقبت على ارضها الطيبة و لا بد ان نعيش جميعا في حب و سلام
لا لن اتراجع عن اي كلمة قلتها و اشتموني و اهتكو عرضي يا مدعي الاسلام و انتم عنه بعيدون ابيحوا دمي ان شئتم فلا تهديداتكم تخيفني و لا شتمكم يثنيني عن مواصلة مشواري

يكفيكم بكاء و محاولة الحصول على شرعية من خلال الحديث عن  التعرض الى الظلم ,انتقلت في كل ارجاء الجمهورية خلال الاحداث ولم تكونو حاضرين و ها انكم تدعون انكم من قام بالثورة تعرضتم الى الظلم و التعذيب و لكن لم تكونوا وحدكم خيرتم اللجوء الى الدول الاوروبية الائكية و لم تستقروا في دول اسلامية و الان تريدون فرض ظلاميتكم على شعب عانى ويلات دكتاتوريتين متواليتين لا و الف لا و لو كلفني ذلك حياتي 
كفى استغلالا للدين لخدمة مصالحكم كفى كذبا كفى نفاقا  كفى سخرية من شعب افنى حياته في حب تونس
لن انسى المشاهد التي رايتها و انا بعد طفلة فصعب ان تنسى احتراق بلادك حتى و ان كنت طفلا وقت عايشتها  يكفي مارايته من نار و من مشاهد مروعة اعترفتم بها و تراجعتم في بعد لتقولوا ان النظام السابق الحالي هو من لفقها لكم

اشتمو ا هددوا لفقوا الاكاذيب  اقتلوا ان شئتم لكنني لن اتراجع عن كل كلمة قلتها لا بل ساواصل طريقي يا طيور الظلام    


dimanche 12 juin 2011

Taxi de Khaled Khamissi : Un Miroir de la Société Egyptienne et des Sociétés arabes?


C’est à la librairie « Diwan » au Caire que je me suis offerte la version arabe du livre  « Taxi ». Un ami blogueur du sud tunisien ; un mordu de lecture  m’en a beaucoup  parlé et a aiguisé ma curiosité pour le lire. Au début je croyais que j’allais avoir des difficultés à le faire puisqu’il est écrit dans le dialecte Egyptien. Un dialecte bien compris et couramment parlé par la majorité des tunisiens puisque la chaine nationale de TV ne nous présentait que des feuilletons Egyptiens tout au long de l’année. Feuilletons que je ne regardais jamais et d’ou mon ignorance pour ce dialecte. Je me suis trompée puisque j’ai dévoré le bouquin en une seule nuit.

L’auteur nous invite à l’accompagner dans des voyages en taxi à travers les boulevards, les rues, et les ruelles bruyants et pollués du Caire ; cinquante-huit voyages  dans le monde des chauffeurs de taxi : des voyages plus particuliers les uns que les autres. Le livre est écrit dans un langage simple, la langue de tous les jours, la langue du peuple. Il nous expose les problèmes sociaux, politiques et économiques de ses compatriotes  et nous transmet les maux de son pays tels qu’ils sont vus et parfois analysés par ces chauffeurs de taxi. Des discussions et des dialogues spontanés et sortant du cœur. Des sujets qui varient entre les problèmes de tout un pays dont le chômage et la pauvreté  et les amourettes et les histoires personnelles de ces hommes.

En lisant ces différents voyages et dialogues je me suis sentie dans mon propre pays. Certains passages m’ont faite revivre  des scènes que j’ai déjà vécues en Tunisie.

« J’ai pris un taxi à Doqqi et nous nous sommes engagés sur le pont du Six-Octobre. La route était aussi encombrée que d’habitude mais je n’étais pas inquiet. Nous avons mis à peu prés le temps que j’avais prévu pour arriver sur la route Salah Salem. Puis aux abords du Parc des expositions, nous avons été complètement immobilisés. Cela ne m’a d’abord pas beaucoup dérangé. Mais l’attente s’est prolongée et les minutes s’écoulaient lentement. Nous avons commencé à nous  renseigner autour de nous. On nous a dit que le président Moubarak était de sortie. Très bien que Dieu  l’amène à destination sain et sauf et ils rouvriront la route à la circulation en quelques minutes ». Un passage qui m’a particulièrement rappelée la situation en Tunisie. Nous pauvres citoyens  nous devions attendre des heures et des heures sous le soleil brulant du mois d’Aout chaque fois ou le déchu voulait partir s’amuser dans son palais de la zone balnéaire de Hammamet.

Je me suis crue entrain de regarder le journal télévisé de TV7 baptisée TV Nationale Tunisienne après le 14 Janvier en lisant ces lignes : «  Radio : Ici le Caire… Voici les titres de l’actualité … Après  nous avoir bien sur raconté en détail ce qu’avait fait le président Moubarak ce jour là , le présentateur nous a abreuvés d’innombrables accidents et explosions aux quatre coins du monde, en Israël, en Irak, en Inde, au Pakistan et aux Philippines. » C’st comme ça que ça se passe dans les JT des pays arabes. On consacre Trente minutes minimum pour parler des grandes réalisations et réussites des présidents et rois. Le peuple s’en fout.

Je me suis rappelée l’ambiance des campagnes électorales dans mon pays en parcourant ces lignes : « Aujourd’hui, les photos des candidats qui se présentent à l’élection présidentielle ont été publiées dans les journaux d’Etat, chacune accompagnée d’une courte présentation.- Franchement, je n’ai jamais autant ri de ma vie, m’a dit le taxi. Quand j’ai vu dans les journaux les photos de ceux qui se présentaient, j’ai explosé de rire. Ils ont tous l’air d’abrutis, de voyous à la noix. C’est à mourir de rire. Ils nous ont trouvé des gens que personne ne connaissait. »
Des élections souvent truquées .Des élections dont ont savait les résultats à l’avance. Un parti unique, d’autres petits partis pour servir de décor dans cette mascarade.

Les voyages en taxi de l’auteur se succèdent, les histoires se multiplient,  les profils se défilent, et les émotions s’intensifient. Certes certains éléments distinguent les pays arabes les uns des autres mais les peuples de ces pays ont tous vécu ou vivent sous des dictatures. Un dénominateur commun qui rapproche tous ces pays et les unit : la bataille contre cette dictature. Pour moi Taxi est un livre dénonciateur de l‘une de ces dictatures. Un livre léger et sympathique mais très significatif si on lit entre les lignes.

jeudi 9 juin 2011

Chat sur Ouest france.fr



Aujourd'hui, le Jeudi 9 Juin 2011 , je serai présente pour  un chat ici  à partir de 16h30 ( heure Paris ) 15h 30 ( heure Tunis). Vous pouvez commencer à poser vos questions dés maintenant.

mercredi 8 juin 2011

تخلويض فجورات

لا انت ما تخلقتش باش تعيش كالنساء
لا انت تخوّفهم
لا انت كرشك مجزّرة و ما تهزّش الضنى
لا انت ترعبهم
لا انت تفكّرهم في خيبتهم و تنّسيهم الهنى
لا انت تقّلقهم
انت تعرف كان تتكلّم و ما تعرفش الجو و الغنا
لا انت تسهّرهم
 لا انت تخوّف ترعب و تقلّق و بلاصتك مش لهنا 
انت تخّبي دمعك
انت تدفن وجي
انت ما توّري ليعتك 
انت ما تخلقتش باش تعيش كالنساء
انت باش تعيش وحدك
انت رفيقك دمعك
انت صاحبك وحشك

samedi 4 juin 2011

Chapeau Bas pour les Forces de l'Ordre

Depuis le 14 Janvier je continue à observer les forces de l'ordre et leurs actions. J'ai vu des infractions de leur part mais j 'ai pu aussi voir certaines de leurs bonnes actions. J'ai beaucoup parler de la violence policière que j'ai toujours condamné , que je condamne et que je condamnerai pour toujours mais aujourd'hui je vais parler du bon coté des choses:

-Merci aux policiers qui subissent la violence verbale  et parfois physique des marchands ambulants qui ont envahi la majorité des trottoirs de la ville de Tunis et autres villes. Ces policiers sont insultés et  parfois agressés mais continuent à essayer d'établir l'ordre.

-Merci à tous ces policiers de la circulation  qui sourient à ces gens, je dirais à ces tarés qui les insultent gratuitement. Deux scènes que je n 'oublierai jamais. La première celle d'un conducteur qui double en troisième ligne au niveau de la place Pasteur  et qui descend insulter un policier qui ne  faisait que son travail. Une deuxième scène que j'ai vu près du tribunal de l 'Ariana : un conducteur venant dans un sens interdit, qui se retrouve  face  à une voiture de policiers roulant dans le bon sens  et qui refuse de leur céder la route et les insulte en plus. Quand les gens ont intervenu le bon monsieur a répondu qu'il faisait ça parce qu'il s'agissait de policiers. 

-Merci à tous les policiers qui essayent de combattre le crime et qui prennent des risques.

-Merci à tous les policiers qui ont résisté du temps de Ben Ali et continuent à le faire maintenant vu que les choses n'ont pas vraiment changé. 

- Merci à Samir Fernani qui croupit dans une  cellule parce qu'il a voulu dévoiler des vérités . 



mercredi 1 juin 2011

مسكين شباب تونس

توّة توّة متعدية انا و صديق قدام قصر المؤتمرات و تفادأنا بالضو و العامة و الطامة ملمومين و كراهب  كبار و كار معبية و كلها اعلام و تصاور بورقيبة  و هام التصاور و كيما تنجّموا تشوفوا فيهم شكون يحكي باسم شباب تونس و يقول اللي شباب تونس يطالب بارجاع تمقال الزعيم بورقيبة لبلاصتو . ياخي سئلوه شباب تونس ؟ عملوا استفتاء؟ ما نتصوّرش
عفّوا عليه شباب تونس و كل واحد يتكلّم باسمو و يزّي ما استغليتوه شباب تونس , ما نتصوّرش اللي شباب تونس مازال يحب صنب و تصاور و رموز و حتى كان يحب شاوروه قبل , بورقيبة مناضل صحيح اما بورقيبة كان دكتاتور حبس وعذّب و قتل زادة و كبّش في الكرسي و كيما قال الصديق الشاعر و السنمائي مهدي الهميلي اللي يحب بورقيبة يخلط عبيه في القبر خاطر نتصوّر اللي الله وحدو يحيي العظام و هي رميم . و اللي يحب يركب عالشعب ما ذابيه يشوف طريقة اذكى ,

تخلويض ليلي

مطر مطر مطر  اما اول مرة صوت المطر في عوضما  يبّردني يدّفيني الليل طويل و انا ما غمضتلي عين فاش نفكّر؟ فاش سارحة؟ ما عندي حتى دراية
اليوم كي مشيت لتونس و ريتهم في كل بلاصة خفت و في الاول ما صدقت  ياخي شصار؟ ياخي كنت نحلم؟ كان ما جيتش في الشارع و الناس دايرين بيّا راني صرفقت روحي بكف و لاّ زوّيز فماش ما يرجعلي شاهد العقل و  بما انو سخطة و لاّ مصيبة  ما تكفيش و انا مرّوحة شفت كرهبة ترعب  هاك اللي مانشوفوهم كان في الافلام و لاّ عند الطرابلسية و البلاكة هي هي تزف في الطريق و مولا الدار مش هنا قلت شنوة النهار الكلب زعمى بالحق ولا نحلم تي علاه هكة شبيها الحكاية حلمة و فيسع ما تتعدّى ؟ تي شبينا في ثورتنا فيسع ما سلّمنا؟ شبينا بكلمتين تخدعنا؟