samedi 25 décembre 2010

Sidi Bouzid brule ( 2)

Une semaine après le début des émeutes à Sidi Bouzid, après l'immolation par le feu d'un jeune homme, dresser un bilan de la situation est plus que nécessaire. Les émeutes se poursuivent à Sidi Bouzid et elles se sont même propagées dans d'autres parties de la région, y compris: Meknassy, Menzel Bouzeyen, et Mezzouna.


Le mercredi 22, un autre jeune homme Houcine Neji s'est suicidé par électrocution. Sa mère est morte quelques heures plus tard. En dépit de la propagation des affrontements dans la région, les autorités et les médias officiels ont déclaré que les affrontements ont été un «incident isolé» et ils ont même dénoncé l'exploitation de la situation par l’opposition pour des fins politiques malsaines.

Aujourd'hui, un autre jeune homme est mort. Toutefois, cette mort est différente des deux autres puisque , Mohamed
Ameri, un professeur de mathématiques, n'a pas essayé de se suicider. En effet, il a été abattu par la police lors d'une manifestation. Nous parlons d'une douzaine de personnes blessées. Un autre enseignant, Issam Ghaberi, a été violemment agressé par la police et jeté en dehors de la ville  dans une situation critique.

La situation s'aggrave puisque que le gouvernement ne cherche pas à trouver une  bonne solution à long terme. Les autorités
ont annoncé de nouveaux projets de développement pour la région, mais ces mesures ne répondent pas  aux attentes des habitants de Sidi Bouzid comme le montrent  les affrontements  violents qui ont éclaté de nouveau entre la police et les manifestants (Menzel Bouzayane). En outre, l’utilisation d’une politique oppressive a aggravé la situation: nier la réalité des faits, priver les habitants  d'électricité et de connexion Internet, utiliser la force et multiplier le nombre de policiers dans la région ont été  des faits qui ont déclenché la colère du public.
Des actions  de soutien ont été lancées à l'intérieur et en dehors de  la Tunisie.  Des appels d'autres actions de soutien sont en plein essor sur Internet. Les rumeurs disent que les autorités ont envoyé  des forces militaires en renfort aux forces de police  qui assiègent  la région.

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