jeudi 17 janvier 2013

Peut-on avancer sans culture ?

 
 
 
J'ai mal pour mon pays. En moins d'une semaine ayant assisté à deux activités culturelles, je fus déconcertée par le déclin de l’intérêt du citoyen tunisien pour la culture ( Et ne me sortez pas l'histoire de l'existence de priorités et de problèmes économiques et sociaux, supposez que je m'adresse là à ceux qui ont les moyens pour faire la fête sept jours par semaine). Il y' a quelques jours, j'ai assisté à la nouvelle performance du théâtre "Al Hamra" : ' Monstranum'S". Je m'attendais à ce que la pièce fasse salle comble mais je me suis trompée la-dessus. Pourtant la performance était superbe. Ce soir je suis allée voir le film "El Fegoumi" retraçant la vie du grand poète égyptien Ahmed Fouad Najm et à mon grand désarroi, j'y étais avec les trois personnes qui m'ont accompagnée... Peut -on avancer et construire une république démocratique sans culture: sans lecture , sans cinéma, sans théâtre , sans graffiti , sans danse, sans musique, sans peinture, sans création ???????????

2 commentaires:

  1. La réponse à ta question est probablement non (après va savoir où le fait d'avancer peut mener). Contrairement à ce que tu sembles penser la Tunisie ne manque pas de culture(s), bien au contraire je crois que notre pays vit depuis la fin 2010 un vrai foisonnement culturel mettant en scène une multitude de genres artistiques, idéologiques ... voir même démagogiques. Ceci m'amène à une question peut-être plus importante : de quel genre de culture a-t-on besoin pour construire une deuxième république ... démocratique ?
    (et là comme réponse à chaud je crains devoir outre-passer ta recommandation et parler de priorités : ne faudrait-il pas d'abord restaurer son propre self-esteem avant de pouvoir s'émerveiller devant un Degas ?)

    Ceci dit, j'aimerais aussi pointer du doigt le rôle de l'artiste dans le processus de "vente" de la création. Se sentir impliqué dans l'édifice culturel signifie plus d'engagement sur le terrain, aller chercher le récepteur là où il se terre et non seulement compter sur sa bonne volonté de faire le déplacement. Cela sous-entend aussi plus de professionnalisme de créativité dans le processus publicitaire et même repenser catégoriquement les canaux et supports de transmission de l'oeuvre !

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  2. si la société tunisienne a des problèmes avec la culture que puis-je dire de l'algérienne ?
    notre problème est un problème de langue bon les gens vont dire non j'ai de problème avec le français ou l'arabe mais oui c'est ça notre problème dans le Maghreb surtout

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